The resistance of French taxi drivers against Uber


Uber, ce service de réservation de voiture avec chauffeur, bien connu de l’actualité française et européenne (demander aux chauffeurs de Taxi…), est aujourd’hui évalué à 40 milliards de dollars, soit deux fois plus qu’il ne l’était il y a encore six mois !

C’est après un autre tour de table des investisseurs qui a ramené 1,2 milliards de capitaux propre que les marchés ont estimé la « start-up » Uber à près de 40 milliards $. Le co-fondateur Travis Kalanick insiste néanmoins sur le fait qu’une telle progression ne s’est pas faite sans douleur.

En Décembre 2013, le service était opérationnel dans seulement 60 villes et 21 pays. En l’espace de seulement 12 mois, la présence d’Uber a été multipliée par six pour atteindre 250 villes à travers 50 pays. « Ce type de croissance ne s’est pas fait sans des douleurs significatives. Les événements des dernières semaines nous ont montré que nous avons aussi besoin d’investir dans la croissance interne et le changement », a déclaré Kalanick sur le blog de l’entreprise. « Reconnaitre ses erreurs et apprendre d’elles sont les premières étapes. Nous collaborons dans toute l’entreprise et prenons des conseils de ceux qui sont passés par des défis similaires pour nous permettre d’affiner et de changer en cas de besoin ».

Rappelons brièvement ce qu’est Uber. Au départ, une start-up de San Francisco, une application mobile permettant de réserver une voiture avec chauffeur pour une destination précise. Les utilisateurs le savent bien. Uber est un service fiable, professionnel et d’une utilisation simplifiée au maximum. Depuis son smartphone, on réserve une voiture pour une destination donnée, on paye en ligne par carte bancaire et c’est tout. Pas de suppléments, pas de surprise. En fin de compte un service de voiture avec chauffeur parfaitement légale. Uber s’installe en Europe, à Paris en particulier. Les chauffeurs de Taxi rougissent un peu mais ça passe…

Et puis voilà, nous avons oublié ce qui anime et motive les entreprises de la Silicon Valley, toutes ces start-up au nom aussi improbable que Google, Yahoo, Facebook, Twitter, Uber, … qui sont devenues des géants internationaux : l’innovation, la créativité, la liberté !


Et si Uber lançait un service (Uber Pop) permettant à n’importe quel propriétaire de voiture de s’inscrire et à n’importe quel usager de réserver une course avec lui ? Combien de personnes prennent la voiture pour aller travailler dans une zone industrielle ou de services seules ? Combien d’entre-elles vont dans la même direction ? Le samedi, combien de personnes prennent la voiture pour aller de chez-elles au centre de Paris ? Ne peut-on pas imaginer que toutes ces personnes fassent le trajet ensemble ? Et puis, si des personnes « aux fins de mois difficiles » veulent les soirs, les weekends, leurs jours de congés offrir leurs services ?

Est-ce que cela fonctionne ? Sans aucun doute, la réponse est oui ! Le corporatisme français crie, hurle, refuse le changement, attaque Uber au tribunal de commerce, se voit débouté, prévoit déjà une autre bataille juridique. A croire qu’il est plus important pour les chauffeurs de taxis de faire interdire juridiquement un service pour conserver ce qu’ils ont plutôt que d’entrer dans une compétition commerciale…

Et pendant ce temps, le nombre d’utilisateur d’Uber augmente tous les jours. L’entreprise lève 1,2 milliards de dollars en capitaux propres et le marché l’estime à 40 milliards ! Qui, parmi vous, veut investir une partie de sa retraite dans une licence de Taxi ?

Pierre Fruitier-Roth


WUKALI 19/12/2014


Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Notre site utilise des 'cookies' pour améliorer votre expérience et son utilisation. Si vous le refusez vous pouvez les désactiver. Accepter En savoir plus