Con brio with unique musicians playing in Aix Easter Festival


Dimanche 16 avril- 20h30. Quelle performance de [**Christoph Eschenbach*] ! Ce musicien complet, chef et brillant pianiste, était à la direction de l’orchestre et choeur de Radio France samedi soir pour la IXème de [**Beethoven*], et s’est mis au piano dès le lendemain pour retrouver [**Beethoven*], mais aussi [**Mozart*] et [**Schubert*]. Un concert de musique de chambre superbe et très joyeux !

Gai, enjoué. Le Printemps de [**Beethoven*] est une sonate pour violon et piano d’une écriture très pure, simple et légère, et on a pu apprécier ce dialogue complice, cette écoute mutuelle entre les deux musiciens qui fait tout le charme de cette sonate. Et c’est encore du beau violon que nous a proposé [**Renaud Capuçon*]. Il y a toujours quelque chose de lumineux, de romantique, de séducteur même dans ces interprétations. Un rien de malice, oserions-nous dire, surtout dans le scherzo Allegro molto. Jusqu’au finale, l’enthousiasme des deux musiciens ne faiblit pas.

[**Alisa Weilerstein*], violoncelliste virtuose les rejoindra, ainsi que par [**Gérard Caussé*], bien connu des festivaliers. Ensemble, ils ont présenté le Quatuor pour piano et cordes n°1 de [**Mozart*]. Ils ont offert une interprétation pleine de finesse. Chaque phrasé, chaque articulation, chaque vibrato a son importante, et cependant, l’ensemble reste fluide, sans surcharge, sans s’alourdir de détails qui nous perdraient vite et enlèveraient de la légèreté au propos. Cela paraît facile, et pourtant ! Enfin, ces musiciens se sont réunis autour de La Truite de [**Schubert*], chef-d’oeuvre joyeux. Le quatuor sera rejoint par [**Herbert Mayr*], pour former un quintette qui s’entendra à merveille. Ils nous offriront une version sensible, intimiste et élégante du Quintette en la majeur. Les cinq musiciens dialoguent d’une seule voix pleine de poésie, de couleurs, d’émotions, sans jamais tomber dans l’affectation ni la mièvrerie. leurs voix à tous vont merveilleusement se répondre.

On vibre avec les coups d’archets puissants et virtuoses qui se répondent, et se renvoient les notes de l’un à l’autre. Voilà un final qui déborde d’allégresse, et ainsi offerte en bis, cette truite revient plus frétillante et espiègle que jamais. Et beaucoup la fredonneront à l’issus du spectacle, cet air joyeux reflétant parfaitement l’humeur du moment. On se sent juste bien !

[**Pétra Wauters*]


[(Renaud Capuçon, violon
Gérard Caussé, alto
Alisa Weilerstein, violoncelle
Herbert Mayr, contrebasse
Christoph Eschenbach, piano
Ludwig van Beethoven
Sonate pour violon n°5 en fa majeur, op. 24
« Le Printemps »

Wolfgang Amadeus Mozart
Quatuor n°1 pour piano et cordes en sol mineur, KV 478

Franz Schubert
Quintette en la majeur, D. 667 « La Truite »
)]


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 17/04/2017

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