C’est une bien étrange exposition qui va s’ouvrir en Norvège concernant le peintre Edvard Munch (1863-1944) .

C’est dans la propriété du peintre rachetée par le milliardaire Petter Olsen que vont être présentés à la curiosité du public toutes sortes d’objets jetés par Munch et retrouvés au hasard de travaux dans le jardin ainsi que dans la remise à charbon attenant à la maison du peintre située à Ramme près de Hvitsten au sud de la Norvège et où il habita entre 1910 et 1944. S’il est vrai que les archéologues trouvent leur bonheur dans les objets ayant perdu toute valeur pour leurs originels propriétaires et jetés aux ordures (on retrouva ainsi voilà quelques années à Paris lors des fouilles préliminaires à la construction des travaux du Grand Louvre le casque percé d’Henri II tué lors d’un tournois et jeté dans un des fossés du Louvre), les objets récupérés dans le jardin de la maison de Munch ne semblent guère être auréolés d’une quelconque gloire (tubes et multiples pots de peinture, morceaux de tuiles et autres détritus). Il est vrai cependant que la sociologie des sciences a fait de grands pas. Une bague avec un diamant de cinq carats a cependant été découverte mais rien n’atteste qu’elle ait appartenu à Munch. Au risque d’être démenti l’annonce de cette exposition singulière une fois de plus ressemble plus à une tactique de communication pour porter l’attention sur la maison qui après restauration deviendra un musée consacré à l’auteur du «Cri», ce qui en soi est une bonne idée.

Ce même «Cri» , (il en existe plusieurs versions), qui avait été vendu en mai dernier par Petter Olsen chez Sotheby’s pour 119,9 millions $ (91.033.826€)

Cette maison de villégiature servira aussi de lieu d’exposition et c’est dans ce cadre que l’exposition inaugurale consacrée au peintre s’articulera autour des oeuvres que la peintre avait présentées à Berlin en 1913. Elle ouvrira le 23 septembre 2013. Dans une pièce annexe on pourra admirer la manne sortie du bourbier.

Pierre-Alain Lévy


Illustration de l’entête. Vente du «Cri» d’Edvard Munch en Mai 2012 chez Sotheby’s à New-York.


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