Les égyptologues s’accordent à penser que ce chant aurait été composé par Aménophis IV Akhénaton ( voir article).


Tu apparais dans la perfection de ta beauté Dans l’horizon du ciel, Disque vivant, Créateur de Vie ; Tu te lèves dans l’horizon d’orient Tu emplis chaque contrée de ta perfection. Tu es beau, grand, brillant, Elevé au-dessus de tout l’univers, Tes rayons entourent les contrées Jusqu’à la limite de tout ce que tu crées. Tu es le principe solaire, Tu régis les pays jusqu’à leurs extrémités Tu les lies pour ton fils que tu aimes.

Tu t’éloignes, Tes rayons touchent pourtant la terre, Tu es devant nos yeux Ton chemin demeure inconnu Tu te couches dans l’horizon occidental, L’univers est dans les ténèbres, comme mort. Les hommes dorment dans leurs chambres, La tête enveloppée, Personne ne reconnaît son frère. Dérobe-t-on leurs biens sous leur tête, Ils ne s’en aperçoivent pas. Tous les lions sortent de leurs repaires Tous les reptiles mordent. Le monde gît dans le silence, C’est la plus profonde ténèbres. Son créateur se réponse dans l’horizon.

Tu te lèves à l’aube, à l’horizon Tu rayonnes, disque solaire, dans le jour, Tu dissipes les ténèbres Tu répands tes rayons. Le double pays est en fête, Les hommes s’éveillent, Ils se tiennent debout sur leur pieds. C’est toi qui fais qu’ils se lèvent. Leur corps devenu pur, ils s’habillent, Leur bras font des gestes d’adoration à ton lever. L’univers entier se met à l’œuvre, Chaque troupeau est satisfait de son herbage Arbres et herbes verdissent, Les oiseaux, volant ailes déployées hors de leur nids font des actes d’adoration à ta puissance vitale. Tous les animaux sautillent sur leur pattes tous ceux qui volent, tous ceux qui se posent, Vivent à ton lever. Les bateaux font voile, En montant et en descendant le courant, Chaque jour est ouvert Tu apparais. Dans la rivière, les poissons font des bonds Vers ton visage, Tes rayons pénètrent au cœur de la Très Verte.

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Tu fais que l’embryon naisse chez les femmes Tu produits la semence chez l’homme, Tu donnes vie au fils dans le sein maternel, Tu le mets en paix Avec ce qui arrête les larmes. Tu es la nourrice De celui qui s’abrite encore dans le sein, Tu donnes constamment le souffle Pour donner vie à toute créature. Au moment ou la créature sort de la matrice pour respirer, Tu ouvres sa bouche complètement, Tu offres ce qui lui est nécessaire. Le petit oiseau est dans son œuf, Il pépie dans sa coquille, Tu lui donnes le souffle à l’intérieur, Tu lui donne vie. Tu as ordonné pour lui Un temps de gestation mesuré avec rigueur, En le rendant complet ; Il brise sa coquille de l’intérieur, Il sort de l’œuf, il pépie A l’instant fixé, Il sort et marche sur ses pattes.

Comme sont nombreux les éléments de ta création, Caché à nos yeux, Dieu unique sans égal Tu crées l’univers selon ton cœur conscience, Alors que tu étais seul.

Hommes, troupeaux, animaux sauvages, Tout ce qui vit sur terre Se déplaçant sur ses pieds Tout ce qui est dans les hauteurs Et vole, ailes déployées Les pays de Syrie et de Nubie, Le pays d’Egypte, Tu place chaque homme en sa fonction Tu lui octroies ce qui lui convient. Les langues sont multiples Dans leur manière de s’exprimer, Leurs caractères et différents, La couleur de la peau est distincte, Tu as différencié les peuples étrangers. Tu crées un Nil dans le monde inférieur, Tu le fais surgir selon ta conscience Pour donner vie aux Hommes d’Egypte. selon la manière que tu l’as fait pour toi-même. Tu es leur Maître Tu te soucies d’eux, Maître de toutes contrées, Tu te lèves pour elles Disque du jours grand de dignité, tu donnes la vie à tout pays étranger, même éloigné, Tu places un Nil dans le ciel Il descend pour eux, Il donne forme aux courants d’eau Pour arroser leurs champs et leurs villes. Que tes dessins sont excellents, O Seigneur d’éternité, Le Nil dans le ciel Est un don de toi aux étrangers, A tout animal du désert qui marche sur ses pattes ; Pour la terre Aimée, Le Nil vient du monde inférieur.

Tes rayons allaitent tous les champs, Tu te lèves, Ils vivent, poussent pour toi. Tu règles harmonieusement les saisons Tu développes toute ta création. L’hivers a pour fonction de donner la fraîcheur, La chaleur de faire que les hommes t’apprécient. Tu crées le ciel au loin, Tu te lèves en lui, Tu embrase de l’œil toute ta création, Tu demeures dans ton Unité. Tu te lèves en ta forme de disque vivant Qui apparaît et resplendit, Qui est loin, Qui est proche Tu extrais éternellement Des milliers de formes à partir de toi-même, Tu demeures dans ton Unité Villes, régions, champs, chemins, fleuves Tout œil te voit en face de lui, Tu es Aton du jour sur la terre. Tu t’éloignes, Aucun des êtres engendrés par toi n’existe Pour ne point contempler toi-même uniquement.

Aucun de ceux que tu engendres ne te voit, Tu résides en mon cœur. Il n’existe pas un autre qui te connaisse A l’exception de ton fils Akhenaton, Tu le rends connaissant de tes projets, De ta puissance

L’univers vient à l’existence sur ta main Comme tu le crées Tu te lèves, Il vit. Tu te couches, Il meurt. Tu es l’étendue durable de la vie, On vit de toi. Les yeux fixent continuellement ta perfection, Jusqu’à ton coucher, Tu te couches à l’occident Tout travail s’arrête.

A ton lever Tu fais croître toutes choses pour le roi ; Le mouvement s’empare de chaque jambe Tu mets en ordre l’univers Tu le fais surgir pour ton fils, Issu de ton être Le roi de Haute et Basse-Egypte. vivant de l’Harmonie universelle, Le maître du double pays, Fils de Rê, Vivant de l’harmonie universelle Maître des couronnes Akhenaton, que le durée de sa vie soit grande ! Que sa grande épouse qu’il aime, La Dame du double pays, Nefertiti, Vive et rajeunisse Pour toujours, éternellement.

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