An elegant text, French language is chiseled as we love it and each word beams with elegance. A mysterious story with secrets and deep silences. A good book.


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La Chronique littéraire d’Émile COUGUT.


La rentrée littéraire offre traditionnellement son lot de livres illisibles, les autres et une toute petite catégorie, les rares livres qui se dégustent, dont les mots, les phrases, après la lecture, se distillent en nous pour rester en nos esprits comme des souvenirs de moments de plaisirs purs, nous marquent profondément et nous émeuvent.

L’angoumoise Sylvie Germain nous a habitués à nous offrir ce genre de livre car il s’agit avant tout d’une offrande, et « Petites scènes capitales », son dernier roman en fait partie.

Décrire ce livre serait de fait le trahir. Les mots que je peux aligner ne se distribueront jamais dans le même ordre, ni ne seront habités de la même précision que ceux qu’ use et que cisèle Sylvie Germain. Je ne pourrai que trahir l’auteur, son talent, la musique qui s’instaure en nous à la lecture de son texte et les pensées qui ne peuvent que nous assaillir une fois le livre lu.

L’histoire est simple : celle d’une jeune fille Lili, née avant mai 68, qui vit, un peu par hasard ces événements qui vont, non changer sa vie, mais lui donner une nouvelle direction, nouvelle direction qu’elle continuera à vivre jusqu’à nos jours.

Mais qui donc est Lili ? Pourquoi s’appelle-t-elle Barbara prénom que son père refuse de lui donner ? Pourquoi tous ces secrets, ces mensonges, ces non-dits dans l’histoire de sa famille (entendue dans un sens large après le remariage de son père) ?

Toute famille a ses secrets, recèle des blessures que l’on s’évertue à cacher aux enfants. Mais ceux-ci les perçoivent, ils se structurent et grandissent autour d’eux, essaient de les percer, de les comprendre, ils sont dans une éternelle quête qui, quand elle aboutit, les libèrent tout comme il en va aussi de même pour celui qui s’est tue pour les « protéger ». La honte, la peur de la vérité, la négation des blessures des douleurs du passé aboutissent à créer une vie, un univers qui, derrière des apparences parfois heureuses, n’est qu’un leurre pour les êtres qui nous aiment et qui ne se laissent pas berner.

« Petites scènes capitales » est un roman sur cette soif de comprendre qui sont donc véritablement nos géniteurs, qui sont nos ancêtres, qui sont exactement les personnes que nous aimons et de qui nous sommes aimés. Cette soif qui peut se transformer en une véritable quête, avec ses joies et ses douleurs. Et quand cette vérité apparait, quand arrive le moment de la délivrance, alors les réactions que chacun des intéressés peut avoir sont si différentes qu’elles ne font qu’exprimer la complexité de l’âme humaine. »

Petites scènes capitales est un livre sur l’amour, l’amour familial, l’amour qui, de fait, guide l’humanité.

Emile Cougut


Petites scènes capitales

Sylvie Germain

Albin Michel. 19€


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