When nazi wolves were looting art


La chronique parisienne d’Elsa WEILLER suivie par la chronique de Pierre-Alain LÉVY.


Un film fait par des Américains sur des Américains pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Encore un ? Vraiment… ? Après le désormais célèbre Inglourious Basterds de Quentin Tarantino, relever le défi ne semble pas à la portée de n’importe qui…

Oui mais George Clooney, (« George » comme on aime à l’appeler maintenant qu’il fait partie du paysage grâce à sa romance publicitaire avec une célèbre marque de machine à café), George n’est pas n’importe qui justement.

Réussir en 2014 à sortir un film sur la libération du Vieux Continent qui ne sente pas le réchauffé voilà un exploit qui mérite d’être salué. Il le fait avec un certain brio dans l’adaptation cinématographique du livre éponyme de Robert M. Desel.

On sait malheureusement bien, qu’au delà des atrocités humaines commises par les nazis, la spoliation des biens juifs et notamment des oeuvres d’art faisait partie intégrante su système implacable mis en place par Hitler. On sait moins comment cette spoliation a été pensée, organisée voire industrialisée. On ne réalise pas l’ampleur de la chose et on sait encore moins comment beaucoup d’entre elles ont été retrouvées et sauvées.

Avec son casting impeccable (Georges Clooney, Bill Murray, Matt Damon, Cate Blanchett et – notre frenchy préféré – Jean Dujardin pour ne citer qu’eux) Monuments Men nous entraîne avec humour et bonne humeur dans cette aventure méconnue et pourtant ô combien importante de la chasse – pour la bonne cause – aux oeuvres d’art.

Si on peut regretter quelques grandiloquences et quelques incohérences (notamment au niveau des langues parlées par les différents protagonistes), on ne peut nier que l’on passe un très agréable moment de cinéma au cours duquel on ne s’ennuie pas une seule seconde. Un film historique, bien joué et bien tourné que l’on recommande sans restriction !

Elsa Weiller



Chronique de Pierre-Alain LÉVY

Un film inspiré de personnages réels

L’actualité la plus récente avec l’affaire Cornelius Gurlitt à Munich a remis en pleine lumière le pillage par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale des oeuvres d’art dans toute l’Europe occupée. Les musées furent la cible de choix, et le commandes de pillage émanaient du sommet de la hiérarchie nazi ( Hitler, Goering, Goebbels). Les biens appartenant à des familles juives furent systématiquement pillés et les grands marchands d’art ou collectionneurs juifs qui soutinrent les plus grands peintres du XX ème siècle et furent pour la plupart à l’efflorescence de l’art moderne virent leurs biens «confisqués» ( Paul Rozenberg, Bernheim-Jeune, Wildenstein, David-Weil, Alfonse Kann, Édouard de Rothschild)

Une mise à sac du patrimoine artistique des pays occupés et ordonnée par les dignitaires nazis fut mise en place de 1940 à 1944 en France, aux Pays-Bas et en Belgique. Les Herrenmenschen, la «race des seigneurs» entreprirent de saigner à blanc les pays soumis à leur tyrannie et de s’accaparer leurs trésors. Hitler, peintre raté, rêvait de construire dans sa ville natale, Linz en Autriche, un musée à sa gloire et dont les oeuvres viendraient…

En France, le service installé par les nazis, l’ERR (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg, Équipe d’intervention du Reichsleiter Rosenberg) et Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne, traquent les biens juifs et organisent avec la complicité sur place de marchands d’art et de commissaires-priseurs collabos le sac des oeuvres d’art pour les envoyer en Allemagne. Le Louvre d’abord, puis le Musée du Jeu de Paume deviendront les sites de transit de cette gigantesque razzia où se croisent tant peintures, sculptures que dessins ou mobiliers, tapis, pillés dans les milliers d’appartements vidés de leurs familles juives.

Avec la récupération d’objets de la vie quotidienne, la logique implacable des Nazis s’étend à l’histoire des personnes arrêtées et déportées. Une manière de faire disparaître toute trace de leur existence.

Seules les œuvres et objets remarquables étaient envoyés en Allemagne. Le mobilier et les objets modestes étaient pour la plupart exposés dans des grands magasins parisiens. Les responsables nazis pouvaient les choisir pour leur domicile.

Outre le Jeu de Paume, plusieurs autres lieux parisiens ont été utilisés : le Palais de Tokyo, le Musée du Louvre, un hôtel particulier de la rue Bassano, la Gare du Nord, les Entrepôts et Magasins Généraux d’Aubervilliers.

Plus de 20 000 œuvres d’art volées aux Juifs ont été répertoriées et entreposées au Jeu de Paume à Paris.(L’internaute)

A partir de 1942, le pillage des biens juifs est généralisé et accéléré. Un service du nom de « Dienststelle Westen » et dirigé par le colonel Kurt Von Behr, repère les habitations vacantes. Ce nazi est le représentant français de l’ERR. Là officie le personnel du Kunst ERR Sonderstab Bildende, chargé du tri des objets d’art avec les conseils de bons marchands allemands ou français admirateurs de Pétain qui cherchent là leur profit personnel et à s’enrichir à bon compte. L’état français ne bouge pas ou si peu ! Pendant cette période Hermann Goering vient 24 fois au Jeu de Paume ou visite des musées allemands pour faire son marché !

……….

Alarmes

Elle s’appelle Rose Valland, et dans le film Monuments Menson personnage est incarné par Cate Blanchett, sous le nom de Claire Simone. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Paris, ancienne élève de l’École du Louvre, diplômée de l’Institut d’art et d’archéologie et de l’Ecole pratique des hautes études, elle a 34 ans quand elle entre comme attachée de conservation bénévole au Musée du Jeu de Paume. Ce musée alors présente l’avant garde de l’art contemporain.

Voici son histoire…

En 1936 les bruits de bottes résonnent, Hitler est au pouvoir depuis trois ans en Allemagne, la Rhénanie est remilitarisée, les républicains espagnols appellent à l’aide et les démocraties ne bougent pas. En France sous l’impulsion de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts du gouvernement de Front Populaire, un plan pour préserver les trésors de l’art français et des musées est mis en place sous la houlette de Jacques Jaujard sous-directeur des musées nationaux ( il avait participé au sauvetage des oeuvres du musée du Prado à Madrid pendant la guerre civile (1936-1939)

Rose Valland sur le front de l’art

Sources: Véronique Chemla

Des « listes de châteaux, monastères ou abbayes pouvant accueillir les collections publiques sont dressées ; des plans d’évacuation, des itinéraires sont définis. On prévoit d’accueillir certaines grandes collections privées dans les lieux de refuge des collections nationales. Le départ du premier convoi d’œuvres du Louvre a lieu en septembre 1938, un an plus tard, grâce à une incroyable logistique, une quarantaine de camions quittent Paris ».

Tout le personnel des musées nationaux est mobilisé pour ces actions de préservation. Au musée du Jeu de Paume, Rose Valland et ses collègues participent à cette action.

Chambord devient une « gare régulatrice » à partir de laquelle les œuvres des musées nationaux – La Joconde, la victoire de Samothrace, la Vénus de Milo – sont confiées à des lieux de dépôts moins célèbres, parfois privés, afin de les protéger des bombardements ou de la convoitise de l’ennemi.

Au matin du 28 août 1939 débute le grand déménagement de pièces à la valeur inestimable. En quatre mois, 5 446 caisses contenant des collections de musées parisiens et de propriétaires juifs ayant confié leurs collections aux Musées nationaux quittent Paris dans 199 camions répartis en 51 convois, vers 11 abbayes et châteaux de l’ouest et du centre de la France .

Un patrimoine artistique national et privé convoité et pillé pendant la guerre
Les troupes allemandes entrent dans Paris le 14 juin 1940.

Les nazis visent à s’emparer des œuvres d’art des pays occupés d’Europe de l’Ouest : le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas et la France.

Dès son arrivée au pouvoir en 1933, Adolf Hitler « fait des arts un enjeu majeur de la politique national-socialiste ».

Désireux d’imposer l’esthétique du IIIe Reich, le Führer stigmatise l’art moderne « dégénéré » (« Entartete Kunst » – peinture, musique, etc. – et l’exclut des cimaises des musées allemands. Les œuvres « dégénérées » confisquées sont détruites (autodafé berlinois du 20 mars 1939) ou vendues pour obtenir des devises étrangères alimentant les caisses du Parti nazi.

Hitler ambitionne de créer un immense musée des Beaux-arts à Linz (Autriche). « Pour alimenter ses collections, les services culturels nazis sous les ordres de Goebbels rédigent un catalogue des réclamations des objets culturels d’origine germanique, connu sous le nom de rapport Kümmel. Les pays conquis sont considérés comme un formidable réservoir d’œuvres aptes à nourrir les ambitions du Führer ». «L’Astronome» appartenant à la collection du baron Édouard de Rothschild dont cherchait particulièrement à s’emparer Rosenberg, et convoité par Hitler qui dés avant la guerre le désirait, est récupéré par les nazis, transféré au musée du Jeu de Paume, puis dans une caisse de bois portant le numéro «H13» ( H pour Hitler) envoyé par train dans un premier temps à Neuschwanstein, dans le château de Louis II de Bavière, puis caché dans la mine de sel d’Altaussee où il sera retrouvé par les Monuments Men. Il sera restitué à son propriétaire, Édouard de Rothschild, en 1945 et cédé par la famille de ce dernier en dation – en règlement de droits de succession – à l’État, il rejoint en 1983 le musée du Louvre

Les collections appartenant à des juifs, dont celles confiées aux Musées nationaux, sont systématiquement pillées par le service d’Alfred Rosenberg, l’ERR (Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg, Équipe d’intervention du Reichsleiter Rosenberg) et Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne. L’ERR réquisitionne le Jeu de Paume comme siège de ses opérations et centre de transit. Là, les marchands français et allemands se servent en œuvres pour leurs trafics.

Dès novembre 1940, Rose Valland indignée assiste pendant quatre ans à « la vaste entreprise de spoliation du patrimoine artistique français » : au musée, sont triées des œuvres dérobées destinées en particulier au musée d’Adolf Hitler, à la collection d’Hermann Goering, qui se rend à 21 reprises au Jeu de Paume, ou aux musées allemands.

En 1943, un autodafé de 500 à 600 œuvres « dégénérées » signées notamment par Picasso, Kisling et Mané Katz, a lieu dans un lieu isolé du jardin des Tuileries, à l’abri du regard de curieux.

Ne pouvant entraver ce pillage, Rose Valland, germanophone, se rend indispensable pour les Allemands tout en établissant secrètement, « dans des conditions périlleuses les listes détaillées des œuvres qu’elle voit défiler dans les salles du musée avant leur expédition en Allemagne. Ces renseignements, transmis régulièrement » à Jacques Jaujard, à « la Direction des musées nationaux, s’avéreront capitaux pour l’établissement d’une stratégie de récupération après guerre ». Un rôle d’autant plus important que le conservateur du Jeu de Paume, André Dezarrois, est malade depuis 1938.

Avec minutie, Rose Valland enquête, recueille la moindre information, interroge gardiens et transporteurs… Ses notes retracent la chronologie, la nature et l’ampleur des pillages et en dessinent la cartographie européenne par les lieux de destinations des œuvres d’art volées.

Ainsi, en juin 1944, elle informe Jacques Jaujard, directeur du Louvre, que les derniers convois doivent se rendre au château de Nikolsburg, alors en Tchécoslovaquie. Ce directeur en informe le réseau de Résistance-Fer. Le train est arrêté en gare d’Aubervilliers et les œuvres d’art, notamment celles du collectionneur Paul Rosenberg, sont récupérées. « Il ne faut pas oublier qu’à cette époque des trains de juifs – convoi du 17 août 1944 avec les 50 derniers juifs -, et de déportés politiques – convoi du 15 août 1944 avec en particulier Germaine Tillon – partaient de Drancy

», insiste Emmanuelle Pollack, interviewée par Vincent Lemerre, lors de l’émission Mémoires vives, le 6 décembre 2009.

Protéger et rapatrier les œuvres dans l’immédiat après-guerre

Créée le 24 novembre 1944 sous l’impulsion du ministère de l’Éducation nationale, la Commission de récupération artistique (CRA) est chargée de rechercher les œuvres d’art emportées en Allemagne. Sa mission : étudier les problèmes liés à la récupération des objets et œuvres d’art et recueillir, en collaboration avec l’Office de la récupération des biens, les déclarations des propriétaires spoliés.

Rose Valland devient la secrétaire de la CRA en raison de l’importante documentation qu’elle a rassemblée pendant les quatre années d’Occupation.

Listes des œuvres, listes des propriétaires, localisation des dépôts en Allemagne… Ces informations communiquées aux armées alliées permettent de sauvegarder des dépôts dissimulés menacés par les opérations militaires (bombardements) contre l’Allemagne nazie. Près de 1500 caches d’oeuvres d’art sont découvertes rien que dans le sud de l’Allemagne !

Nommée lieutenant puis capitaine dans la Première armée française, Rose Valland devient l’agent de liaison entre la CRA et le gouvernement français de la zone d’occupation en Allemagne. Dans une Allemagne en ruines, dès le 11 mai 1945, « elle est alors chargée de retrouver, en lien avec les Alliés, les pièces appartenant à des collections françaises [dans les dépôts dissimulés des zones d’occupation française, britannique et américaine] et de veiller à leur retour ». L’officier Beaux-arts américain James J. Rorimer la décrit « rude et déterminée ».

La CRA disparaît par décret du 30 septembre 1949. Son action, ainsi que celle des Alliés, aura permis de rapatrier en France environ 60 000 œuvres d’art, provenant majoritairement d’Allemagne et d’Autriche. En 1950, 45 000 œuvres d’art ont été restituées à leurs propriétaires légitimes spoliés ou à leurs ayants-droit quand les propriétaires avaient été assassinés lors de la Shoah. A noter que, sous l’Occupation, 100 000 œuvres d’art avaient été emmenées hors de France, vers l’Allemagne. Deux mille MNR ont été mis en dépôt.

Rose Valland est « à l’origine du sauvetage de plus de la moitié du patrimoine culturel juif, dès l’immédiat après-guerre ».

Une « expérience donnée en partage »

Le ministère de l’Éducation nationale et des Beaux-arts, administration de tutelle, récompense Rose Valland pour ses actions de récupération des œuvres d’art et de la mise en sécurité des collections au service de la Nation et de l’Etat. En 1952, à 54 ans, Rose Valland obtient le statut de conservateur de musée, auquel elle aspirait depuis longtemps, et se voit confier de nouvelles missions.

Certes, le contexte a changé – c’est la guerre froide -, mais des menaces pèsent sur le patrimoine artistique national.

Il importe de nouveau de concevoir de nouveaux plans de sauvetage de ce cher patrimoine. L’expérience de ceux ayant œuvré en ce but lors de la Seconde Guerre mondiale revêt alors un intérêt particulier.

Rose Valland est chargée de mettre en place un plan d’évacuation des chefs d’œuvre des musées français. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’accord international de La Haye sur la protection des biens artistiques (1907).

En 1961, est publié Front de l’art, Défense des collections françaises, 1939-1945 (Plon). Rose Valland y retrace l’histoire du sauvetage des collections particulières des familles juives et « l’âpre combat des services des musées nationaux face aux exigences allemandes ». Un livre salué par la presse. Et qui reste « jusque dans les années 1990 une référence sur l’histoire de la récupération des œuvres d’art ». Un livre republié par la RMN en 1997.

En 1964, Suzanne Flon incarne Rose Valland dans Le train réalisé par John Frankenheimer.

A sa retraite en 1968, Rose Valland continue de classer le fonds d’archives de la Commission de récupération artistique (« fonds Rose Valland »). En octobre 1979, elle donne ses archives personnelles à la Réunion des musées nationaux. Elle est morte en 1980 à l’âge de 82 ans. En 2005, est apposée une plaque à son nom sur un mur du Jeu de Paume.


La haine nazi est tenace, son antisémitisme, sa haine des juifs est paranoïaque, hystérique, noire comme les uniformes des SS, et assassine (le 28 novembre 1941 Hitler rencontre Hadj Amin al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, qui lui assure son entière collaboration). Les discours de la haine nazis sont relayés en France par les actes du gouvernement de Vichy. Darquier de Pellepoix, Doriot et les délires de Céline ou de la presse collaborationniste Je suis partout, L’Action Française, Candide, Au Pilori, La Terre Française, et autres parangons de morales réactionnaires et antisémites nourrissent le feu de la haine et attisent l’antisémitisme en lançant des appels à la délation. L’antisémitisme, faut-il le préciser signifiant la mort des juifs…

«Les juifs» étaient un thème d’agitation efficace pour les harangues d’arrières-salles de brasseries de l’extrême-droite fascisante. Dans le sémantique de cette fraction politique française, et au coeur de son idéologie (quelle que soit le temps politique tant hier qu’aujourd’hui…) et sous des vocabulaires variés la haine du juif s’exprime plus ou moins subrepticement à travers des terminologies multiples (cosmopolitisme, ploutocrates, mondialisation, américains, banquiers, grande finance, art moderne etc) et les tenants du refus de la modernité et de la rupture avec l’Ancien Régime, voient dans la personne du juif non seulement le responsable de leurs déboires, de la fin de leurs privilèges et de leurs échecs intellectuels, mais l’ordonnateur des crises qui bouleversent la société. C’est l’archi vieille tactique du bouc émissaire.( La même confusion mentale touche aujourd’hui aussi l’extrême gauche et ses épigones et tartuffes médiatisés qui n’étant plus à une contradiction près, emboîtent le pas ou plus précisément claironnent avec à peu près les mêmes mots, les mêmes inepties d’un autre âge que l’on espérait vaincues. Le délire hélas après une période d’hibernation de près d’un demi-siècle, reprend de la force et menace. Cassandre qui s’en dédit !)

Le trafic des oeuvres d’art par les nazis et leurs récupérations est un sujet on ne peut plus cinématographique et subtil car il permet de fondre dans une même mouture, film d’histoire et d’action, suspens et histoire de l’art ce dont Hollywood n’a guère l’habitude

Les Monuments Men ont retrouvé l’autoportrait portrait de Rembrandt du musée de Karlsruhe dans la mine de sel d’Altausse en Autriche. Ils ont découvert 6 577 toiles destinées au musée qu’Hitler projetait d’ouvrir à Linz , ainsi qu’à d’autres musées allemands, dissimulés dans les 137 tunnels de la mine

De même, ils ont trouvé huit bombes de 500 kilos chacune dissimulées dans les galeries souterraines par les ultra Nazis déterminés à détruire les oeuvres d’art. Les mines de Merkers, Benterode, Heilbronn en Allemagne, on également servie de caches d’oeuvres d’art

Et si le sujet continue à susciter des remous comme il vient d’être démontré avec la récente actualité de l’affaire Cornelius Gurlitt, il est un tout autre sujet qui mériterait à l’égal de Monuments Men d’être médiatisé, c’est celui de l’or des nazis.

Mais serait-il possible de réaliser un tel film, et de révéler et dire tout fort ce que chacun (tout du moins tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu au sujet connaissent et il existe d’excellents spécialistes qui ont écrit sur ce thème de fort documentés ouvrages et dont l’information n’a jamais été contestée, au contraire on a fait silence ( Sur les traces des trésors nazis, Jean-Paul Picaper. Éditions Tallandier 1998), intéressant non … ?

Peut-être un sujet bien plus dérangeant pour de nombreux pays, personnes, institutions religieuses, intérêts financiers, groupes de pressions divers et autres protagonistes et la raison d’état a bon dos.

Mais là c’est une toute autre histoire et c’est bien pour cela qu’il conviendrait de la mieux faire connaître, qui osera la traiter, mais attention, ce sera du grand spectacle et nécessitera un tournage international et çà ne risque pas de plaire à tout le monde… alors, chiche ?

Pierre-Alain Lévy


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