Risks of flood around he Louvre museum


Le Louvre, des petits airs de Venise avec la Seine en crue ? Voila longtemps qu’on en parlait de cette fameuse crue centennale, on n’en est pas encore là heureusement mais le niveau de la Seine ne cesse d’inquiéter. On semble bien craindre d’avoir les pieds dans l’eau du côté du quai François Mitterand et Le Louvre vient d’activer sa cellule de crise et de décider de mettre à l’abri les oeuvres stockées dans ses sous-sols ou en zone inondable. Ce n’est pas une mince affaire, en effet il faut savoir que le musée possède près de 460.000 oeuvres référencées dont 35.000 sont exposées. Le Louvre ainsi que le musée d’Orsay seront fermés Vendredi 3 juin pour établir la mise en place de mesures de prévention afin de permettre l’évacuation de certaines oeuvres jusque là rangées en sous-sol ou exposées en zone critique, et assurer la sécurité des publics.

Un plan de prévention du risque inondation, dit PRI, existe depuis 2002, il permet ainsi de déterminer quelles sont les mesures immédiates à prendre en cas de menace d’inondation. Par ailleurs à Liévin près du Louvre-Lens, un centre de stockage est en voie de construction pour accueillir des réserves mais il n’est pas encore opérationnel.

C’est d’abord par les égouts que l’inondation risquerait d’affecter les salles d’exposition du Louvre et les réserves. Le risque concerne aussi les installations techniques, notamment ses réseaux et flux techniques,

Selon les calculs la crue centennale se produit si le niveau altimétrique de la Seine est de 31m par rapport au niveau de la mer alors que normalement il est à 21m. Quand le niveau critique de la montée de la Seine est atteint le Louvre dispose de 72h pour mettre en place les mesures nécessaires d’évacuation. C’est là que le PRI intervient. Si le niveau de la Seine n’est encore point celui qu’il avait atteint en 1910, la montée actuelle de ses eaux demeure aujourd’hui un grand sujet d’inquiétude. Des solutions de pompage permettent déjà de réguler quotidiennement les fluctuations de la nappe phréatique sur lequel le musée est bâti. Quatre grosses pompes hydrauliques de haute pression de levage sont installées ou en voie d’achèvement. Dans le cas où la Seine sort de son lit et envahit la chaussée, ce que l’on appelle une inondation de surverse, d’autres dispositions sont envisagées : batardeaux, murs-masques etc. Le Radeau de la Méduse ne risque rien, il est en étage ! Une amélioration du temps est attendue pour ce week-end, enfin ! Ah, les incantations de Louis XV…

Elsa Weiller


WUKALI 03/06/2016
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