A darker shade of mystery !


Enfin, voilà la suite des aventures de **Dorothy Parker *] écrite de main de maître par [**J.J. Murphy*] que publient les éditions BakerStreet. Le moins que l’on puisse dire c’est que j’avais passé un très agréable moment avec elle dans [Le Cercle des plumes assassines, plaisir renouvelé, c’est le moins que je puisse dire, enfin, écrire, à la lecture de L’affaire de la belle évaporée.

On retrouve, bien sûr, la belle journaliste Dorothy Parker et quelques uns de ces acolytes comme l’insupportable critique littéraire Alexander Woollcott, Harpo Marx, ses amies Jane Grant et Ruth Hale, mais surtout l’extraordinaire auteur de «Je hais les acteurs» : Robert Benchley dont maintenant c’est « officiel » Dorothy est attiré pour ne pas dire amoureuse (et réciproquement). On retrouve aussi des personnages secondaires qui font vivre l’Hôtel Algonquin comme Clase le directeur, Maurice le liftier, Mavis la standardiste, Luigi un des serveurs. Mais il n’y a pas cette fois ci le sudiste mal dans sa peau, [**William Faulkner*] n‘est plus présent. A sa place, excusez du peu, se trouvent rien de moins que [**Douglas Fairbanks*] et son épouse l’actrice[** Mary Pickford*] et surtout, cerise sur le gâteau [**Sir Conan Doyle*] lui-même.

Tout ce beau monde se retrouve pour le réveillon du nouvel an dans l’appartement panoramique au sommet de l’hôtel Algonquin de Fairbanks. La belle Bibi, étoile montante des comédies musicales new-yorkaises ne trouve rien de moins que se promener nue à travers la foule des invités seulement vêtue d’un médaillon, avant de se plonger dans la baignoire remplie de champagne. Alors que tout le monde est dans le hall de l’hôtel pour le passage à la nouvelle année, Dorothy trouve Bibi morte dans la baignoire, le médaillon a disparu. Impossible pour la police d’intervenir car l’hôtel a été mis en début de soirée en quarantaine pour suspicion de variole. Woollcott se croyant un détective amateur hors pair est certain de trouver l’assassin. De fait, à par changer régulièrement de théorie, et par voie de conséquence de coupable, il met surtout des bâtons dans les roues à Dorothy et à Benchley qui eux, progressent vers la découverte de la vérité.

L’affaire de la belle évaporée est une succession, une cascade de qui-propos, de faux semblants, d’impasses. Mais toujours avec un humour décapant. Est-ce un policier ou un roman comique ? Les deux indéniablement, mon capitaine…!

La présence d’Harpo n’est pas sans faire penser aux extraordinaires films qu’il a tourné avec ses frères : du mouvement et beaucoup d’humour. Et puis J.J. Murphy nous présente une vraie tragédie classique, enfin au niveau des règles : une parfaite unité de lieu (l’hôtel Algonquin) et une parfaite unité de temps (une nuit de premier de l’an). Cela donne un rythme haletant à ce roman, on ne peut le quitter avant d’avoir la chute finale dès la première page lue.

À quand le troisième volume des aventures de Dorothy Parker ?

[** Émile Cougut*]


[**L’affaire de la belle évaporée
J.J. Murphy*]
éditions Baker Street. 21€


*Contact *] : [redaction@wukali.com
WUKALI 09/03/2017

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