« Grease » in Paris at Théâtre Mogador, very pleasant and dynamic !

Depuis Septembre dernier la comédie musicale culte plonge le public dans l’ambiance rétro-rock d’une époque bénie ! Le théâtre ne désemplit pas depuis la première de [**Grease*], la nostalgie fébrile des fifties y est sans doute pour beaucoup. On est en 1959, bientôt les sixties, l’énergie folle de cette époque s’empare de Mogador avec une nouvelle version de la comédie musicale créée en 1971 à[** Brodway.*]

Grease 2018 nous offre un savant mix du musical de 1971 et du film de 1978 devenu culte avec [**John Travolta*] et [**Olivia Newton John*]. On se souvient du couple mythique qu’ils formaient. Aujourd’hui encore, l’amour se raconte en musique et en danses, avec cette fois-ci, deux jeunes gens attachants, [**Alexis Loizon*] et [**Alyzée Lalande*]. Ils ont un petit air de [**John*] et d’[**Olivia*]. Souvenez vous des personnages de [**Sandy Olsson*] et [**Danny Zuko*]. L’histoire est simple. Nous sommes en 1959 à la Rydell High School, dans la banlieue de [**Chicago*], sur fond de musique rock. Sandy Dumbrowski, une nouvelle élève, intègre le lycée. A sa grande surprise, elle y retrouve son amour d’été, Danny Zuko, chef du gang des T-Birds. Si elle est heureuse de le revoir, lui se préoccupe davantage de sa popularité et de son image de chef de bande que des sentiments de Sandy. Aidée par les Pink Ladies, Sandy va finir par s’imposer.

La romance des deux jeunes gens constitue l’élément clé de Grease. On s’attache à leur histoire, à ce jeu de l’amour et de hasard, à cette manière de se chercher. On rit beaucoup aussi.


Si Grease en 78 est devenu un des films musicaux les plus populaires et les plus récompensés, Grease 2017/1018 est parti pour battre d’autres records. Déjà une sacrée perf, celle, une fois le jeu des ressemblances passé, de nous faire oublier les deux rôles titres de l’époque. Car s’ils ont un petit air de famille avec les héros de l’époque, notre duo s’approprient leur rôle avec brio.

[**Alexis Loizon*] et [**Alyzée Lalande*] donnent vie à leurs personnages, sans imiter leurs modèles. La mise en scène de [**Martin Michel*], [**Tim Van der Stratten*] et [**Véronique Bandelier*] est particulièrement réussie. Originale et divertissante à souhait tout en gardant l’esprit Broadway. Des rôles secondaires épatants, comme [**Sébastien Lemoine*] (Vince Fontaine / Teen Angel), [**Yanis Si Ah*] (Kenickie) ou [**Emmanuelle Nzuzi*] (Rizzo). Difficile de tous les citer. La directrice d’école Miss Lynch ([**Céline Groussard*]) et un élève, Eugène ([**Alexandre Faitrouni*]) ponctuent le spectacle par des apparitions drolatiques, qui n’étaient pas prévues dans la version d’origine. Ingénieuse trouvaille encore, des musiciens font partie du spectacle et jouent en arrière-scène en costume. On vit la danse et la musique dans leurs rythmes endiablés et en live. Certaines chansons sont traduites, pour d’autres, l’adaptation en français ne sonnait pas aussi bien. L’ambiance est particulière, on est immergé dans l’Amérique des années 50, mais un petit côté « frenchie » séduit également le public. Les costumes sont superbes, du « sur-mesure », de la robe fifties aux perfectos cintrés. Changements de décors, changements de toilettes se succèdent, offrant un festival de couleurs. Les ballets sont réglés au mouvement près, même s’il n’y a rien de « spectaculaire » c’est très physique, joliment pensé et exécuté, et on a une farouche envie de… danser ! Les inconditionnels de Grease se sont laisser prendre au jeu avec délectation.

On aime particulièrement la chorégraphie générale où tous les camarades célèbrent la fin du lycée, l’amitié et la liberté. Quarante jeunes gens sur scène pour un fort joli casting d’artistes « complets ». La musique entraînante et enjouée du mythique « You’re the one that I want« , sur laquelle dansent et chantent Danny et Sandy dans une des dernières scènes est un classique dont on raffole. La jolie blonde abandonne la coiffure sage et sa robe de jeune fille « comme il faut », pour un pantalon noir moulant, top noir et une crinière de lionne… et Dany de craquer. Le public l’a repris en chœur, debout, prouvant si besoin était que « Grease » et ses chansons intemporelles n’ont pas usurpé le statut de comédie musicale de légende.

Grease, le succès au rendez-vous. Pari gagnant à [**Mogador *] et pour[** Stage Entertainment*] le producteur de [**Grease*]: déjà cent représentations depuis septembre et le cap des 200.000 billets vendus bientôt atteint pour Danny, Sandy et leur bande.

[**Pétra Wauters*]

Illustration de l’entête, Photo: Alessandro Pinna


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WUKALI 13/03/2018)]

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