In the midst of The Great Fire in London


On ne présente plus[** Jean d’Aillon*], un des meilleurs auteurs de romans historiques, un des plus brillants successeurs d’[**Alexandre Dumas*], avec la particularité que même si son imagination est plus que foisonnante, il y a nettement chez lui moins d’erreurs historiques ! Jean d’Aillon ne viole pas, comme son génial prédécesseur, l’histoire, il s’en sert comme toile de fond de ses romans. Il suffit de lire la biographie des ouvrages qu’il a consultés pour les écrire, pour en être persuadé.

Sûrement que le XVIIè siècle fait partie de ses périodes historiques préférées (avec le Moyen-Âge), tant il sert de toile de fond à une grande partie de son œuvre, avec comme personnage « récurent » Louis de Fronsac, marquis de Vivonne. [**Le Grand incendie *] est quand même, faut-il le souligner, le 26ème ouvrage dans lequel son héros apparaît.

Le Grand incendie est celui de [**Londres*] en [**1666*]. On connaît la version officielle de cet incendie qui dura plusieurs jours, qui détruit plus de la moitié de la capitale anglaise, qui ne fut arrêté que grâce à l’action énergique du frère du roi, le duc d’York, futur [**Jacques II*], quand il détruisit des quartiers entiers pour éviter la propagation du feu : le four de la boulangerie [**Farriner*] mal éteint fut à l’origine du désastre. Soit, semble nous dire Jean d’Aillon, mais la réalité est légèrement différente, en fait Louis Fronsac, poursuivi par un spadassin le tue d’une balle de pistolet et c’est la torche de ce dernier qui en tombant dans des fagots secs, est à l’origine de l’incendie. L’auteur nous offre une vision apocalyptique de ce que les londoniens durent vivre pendant plusieurs jours. Tout y est : la panique, la chaleur, les fumées, la peur, l’égoïsme qui pousse à sauver ses biens plutôt que d’essayer de circoncire le feu, la poursuite de boucs émissaires, essentiellement les Français contre qui les Anglais étaient en guerre.
Tout se passe dans cette Angleterre qui sort de la dictature de [**Cromwell*], avec la restauration de [**Charles II*], ce roi plus porté vers l’assouvissement de ses plaisirs que vers la gestion de son royaume ; une [**Angleterre*] encore marquée par la dictature de Cromwell avec ses groupes puritains radicaux, ses sectes millénaristes ; une Angleterre où les luttes pour le pouvoir sont exacerbées autour de la personnalité d’[**Henry Jermyn*] comte de Saint-Albans, l’ancien majordome de la reine Mère que la rumeur désigne comme le père biologique de ses trois enfants (le roi Charles, son frère le duc d’Yorck et la duchesse d’Orléans, épouse de [**Philippe*] le frère de [**Louis XIV*]) ; une Angleterre servie par des hommes ayant une haute valeur morale comme [**Samuel Pepys*] grâce a qui le pays devint la première puissance maritime pour des siècles ou le grand chancelier [**Clarendon*], beau-père du duc d’York, dont les deux petites filles seront reines d’Angleterre.

On retrouve dans ce roman non seulement Louis de Fronsac, mais aussi son compère Gaston de Tilly qui se retrouve père d’un garçon d’une trentaine d’année, César, le fidèle Bauer, garde du corps de Louis ; mais aussi Lady Percy Hay, ennemie un temps, alliée d’autres temps de Louis.

L’histoire est la recherche d’un saphir, « le saphir des Stuart », appartenant à la couronne d’Angleterre, vendu parla reine mère et qui a mystérieusement disparu. Celui qui pourra le donner au Roi Charles qui y attache une grande valeur affective, est certain de consolider sa place auprès du monarque.

Louis et ses amis, bien sûr, finiront par le retrouver après mille péripéties dont la moindre est l’incendie de Londres
.
Le Grand incendie, encore un roman digne des meilleurs romans de cape et d’épée, plein de rebondissements, de « coups fourrés », enfin tous les ingrédients qui font que l’on se souvient des années après de tout le plaisir que nous eûmes à la lecture du Bossu, de Scaramouche, du Capitaine Fracasse, d’[**Alexandre Dumas*] , [**Paul Féval*] et autre [**Walter Scott*].

Voilà 450 pages de bonheur, de voyage, de plaisir, d’évasion, voilà en résumé un excellent Jean d’Aillon.

[** Émile Cougut*]


[**Le Grand incendie
Jean d’Aillon*]
éditions Plon. 21€90


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WUKALI 23/04/2018)]

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