They were Dutch painters and lived in France


Je lis…

« [**Ary Scheffer*] né en 1795 est le fils du peintre Johan Bernard Scheffer et de Cornelia Lamme qui en 1811, alors veuve, décida de s’installer à Paris avec ses enfants. Ary a alors 16 ans.
A 22 ans, il obtint la médaille d’or du Salon avec « La mort de Saint Louis ». Plus tard, il devint le professeur de dessin des enfants du futur roi de France [**Louis-Philippe*]. Une relation qui lui permit d’être un artiste choyé. A la suite de la chute de ce dernier, Ary quitta la vie artistique

[**Jongkind*], lui passa la plus grande partie de sa vie en France, fervent acteur du romantisme, de l’École de Barbizon, inspiré par la côté normande. Bien qu’apprécié par les officiels de l’académisme, Jongkind est mélancolique, fauché et alcoolique. Il tentera de rentrer aux Pays Bas quelque temps pour finalement revenir en France. Le succès l’aura quitté.

[**Mondrian*] sera réfractaire aux différents courants qui agiteront Paris, adepte de Barbizon et de la Haye. Il ne viendra à Paris qu’en 1911 pour exposer aux côtés de [**Braque*], [**Léger*] ou [**Picasso*], son « cubisme très abstrait » comme le décrira [**Apollinaire*]. Il fuit Paris à la Première Guerre, revient à l’armistice puis partit à nouveau avant la Seconde Guerre vers Londres et New York. »

Le feuillet dans les mains, je me baladais il y a peu au Petit Palais. J’étais ailleurs. Je flânais du 19ème siècle au milieu du 20ème entre les œuvres picturales de neuf peintres hollandais qui vinrent à Paris, s’inspirer, s’encanailler et échanger.

Plus de 100 toiles réunies. J’étais venu pour eux mais surtout pour toi. Etaient accrochés certains peintres français qui avaient croisés ou s’étaient imprégnés de leurs techniques : [**Corot, Millet, Monet, Cézanne, Braque*].

Les échanges entre les français et hollandais allaient bon train dans les cafés, à l’école Barbizon, dans le sud, à Montmartre….

Je suis venu avec un peu de toi.
Je tarde avant de venir te voir.
Cette exposition tente de nous faire comprendre le lien d’influences mutuelles entre les artistes mais aussi le cadre historique dans lequel ils travaillaient.

[**Vincent*], toi, beaucoup de monde te connait sans tout comprendre.
C’est pourquoi je suis là avec le dernier livre de [**Wouter Van der Veen*] : « Le capital de Van Gogh » (éditions Actes Sud). Maitre de conférences et surtout spécialiste mondial sur ta vie, ton œuvre. Ce livre est basé sur un postulat nouveau, perturbant, mais pas si farfelu.

Tout le monde sait que tu es un artiste tardif qui se cherchait. Tu étudias [**Millet*], étais l’ami de [**Toulouse Lautrec*] et de [**Signac*]. Tu séjournas à Arles avec [**Paul Gauguin*]. Ton travail de la couleur est unanimement reconnu. On sait tous aussi que c’est ton frère, [**Théo*] qui t’admirait, qui te soutint financièrement jusqu’à la fin.
Wouter, éclaire un autre aspect de votre relation.

On connait donc ta lente affirmation créatrice, ton travail quotidien et ta bipolarité ou démence récurrente et croissante mais beaucoup moins l’admiration soumise de Theo envers toi. Théo, le travailleur de l’ombre : ton protecteur affectif et financier.
Wouter, utilise de nombreuses sources auquel il a eu accès en tant que secrétaire général de l’Institut Van Gogh à Amsterdam pour écrire une docu-fiction : si tout ou presque n’avait été que calcul d’investissement entre Vincent et Théo ?

Théo était très bien placé pour connaître ou sentir les mouvements du marché de l’Art. N’oublions pas que les nombreux tableaux peint par Vincent (ou récupérés par lui auprès de ses amis peintres) ont été financés par Théo, et sont donc restés sa propriété.
Face à toi, ton autoportrait, je relis le page 117 du livre : « La difficile cohabitation entre Vincent et Théo à Paris entre 1886 et 1888 prit fin avec la naissance d’un projet d’investissement dont le succès, toujours d’actualité a pris des proportions légendaires »
Je reste circonspect, aurais-tu été le [**Warren Buffet*] du 19ème siècle ?

Peut-être aurais-je la réponse dans un autre livre, celui d’[**Antoine Georges*], « Le mystère Van Gogh, qui m’a volé ma gloire ? »( éditions Art 3 Galerie Plessis, Collection Stoa))

[**Jérôme Pilleul*]


Illustration de l’entête : Ary Scheffer, Les ombres de Francesca da Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile (1855). Huile sur toile 171/139cm. Musée du Louvre.


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WUKALI Article mis en ligne le 02/07/2018)]

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