Performances in Europe

Le sujet de l’œuvre est sacré, il requiert donc de la retenue et du recueillement et c’est exactement ce qui a été offert au public du Grand Théâtre de Provence ce Samedi 15 décembre avec le [**King’s Consort*] dirigé par [**Robert King.*]

Dans cette période de l’Avent, on célèbre souvent Noël avec cet oratorio populaire, composé en vingt-quatre jours seulement ! Œuvre emblématique, sans doute l’une des plus connues de[** Haendel*]. Un pur chef-d’œuvre assurément, écrit pour orchestre et chœur, avec cinq solistes (soprano, mezzo-soprano, contre-ténor, ténor et basse). Tout l’esprit de Haendel jaillit de cette interprétation brillante, et bien que le Messie dure près de deux heures trente, on reste surpris d’y trouver autant de propositions musicales concentrées en une œuvre.

De l’Ancien Testament, les prophéties de l’arrivée du Christ, de l’Annonciation et de la Nativité, l’Ancien et Nouveau Testaments, la Passion, la Résurrection et l’Ascension du Christ, et enfin dans le Nouveau Testament, la Résurrection de l’âme chrétienne. Au fil des « tubes » de ce « Best-of », pardonnez mon audace, qui magnifie la vie de Jésus et la signification de son message religieux, Chœurs et Orchestre nous entrainent dans la lumière du Messie. Car il s’agit bien d’une fresque où différents styles se côtoient, aux illustrations toutes plus belles les unes que les autres, que l’on soit fervent chrétien ou pas du reste. C’est un monument pour tous, d’une spiritualité brillante et interprété dans la plus pure tradition britannique par le King’s Consort. La direction de [**Robert King*] est joliment pensée, généreuse, spirituelle, équilibrée, joyeuse… l’homme est ainsi enthousiaste, rempli d’allégresse, ce qui n’exclut pas la rigueur et la précision dans sa direction, notamment dans l’ouverture à la française, remarquable. On a un coup de cœur, par la belle interprétation du ténor [**Joshua Ellicott*] qui possède un beau timbre de voix que l’on pourra apprécier plus longuement après l’entracte. L’intervention de [**David Vilson-Johnson*], basse, est également très remarquée, et on aime encore l’implication, intense et profonde, de la lumineuse soprano [**Julia Doyle*] dont le beau timbre amènent beaucoup de douceur à l’ensemble. La voix d’[**Hillary Summers*], contre-alto nous surprend, mais l’interprétation est vraie et sincère. Que dire des chœurs ? Exemplaires : des voix aériennes, de jolis phrasés. On n’oublie pas les musiciens du King’Consort, et les solistes, tout aussi remarquables. L’auditeur est tenu en haleine de bout en bout, et quand arrive le célèbre «Alléluia» qui fait la transition entre la deuxième et troisième partie, on exulte ! On goûte encore au charme de la troisième partie pour une conclusion en apothéose.

[**Pétra Wauters*]


Illustration de l’entête: Robert King. ©Keith Saunders


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WUKALI Article mis en ligne le 21/12/2018)]

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