Symbolic meaning of Ramadan, the Muslim feast and fast


Comme chaque année, les musulmans pratiquent le [**Ramadan*] ( رمضان ), l’occasion de retrouvailles familiales et de fêtes. Nous sommes tous d’accord avec les interprétations qui estiment que ce mois est celui de la générosité, de retour sur soi, de la réflexion, du «retour à Dieu», du partage avec les autres. Une redécouverte, une fois par an, des sentiments de fraternité. C’est là une lecture valable, d’ordre affectif, fort respectable. Cependant, le sens du rituel va bien au-delà de l’approche affective. Le Ramadan contient en effet un «secret», comme le dit un hadith, un secret conceptuel, à haute portée civilisatrice et intellectuelle.

Les musulmans sont-ils prêts à recevoir l’explication de leur propre rituel ? Peuvent-ils concevoir une exégèse de leur propre symbolisme ? Une exégèse du symbole a toujours pour effet une libération. Libération des symboles est hautement nécessaire de nos jours, pour accéder à un niveau de conscience plus élevé.

Quel est le sens réel de Ramadan ? S’il est considéré comme un «pilier» de la religion, c’est qu’il doit revêtir d’une importance considérable. Pour le comprendre, il faut l’observer dans le détail, regarder exactement ce qui se déroule. L’épreuve principale — car c’en est une — consiste à pratiquer le jeûne. Mais attention : il s’agit d’un jeûne diurne. C’est-à-dire que l’absorption de nourriture est interdite pendant la journée, mais permise et recommandée la nuit.
Dès lors il apparaît clairement que le Ramadan a pour objectif symbolique d’attirer l’attention du croyant sur la distinction Jour-Nuit.
Le Ramadan a pour calendrier la différence entre le jour et la nuit. Avec, pour horloge, les astres solaire et lunaire. Il est donc greffé sur le symbolisme représentatif des grands astres qui accompagnent l’humanité depuis la nuit des temps. Pour comprendre le sens du Ramadan, il ne faut pas se contenter de l’apparence sociale festive mais se demander :

— pourquoi cette fête ?
— pourquoi jeûner pendant le jour ?
— pourquoi l’abstinence sexuelle pendant le jour ?
— pourquoi ces activités sont-elles reportées à la nuit ?
— qu’est-ce que le jour, qu’est ce que la nuit ?

– [**1. Tout cela est symbolique*]

Une première précision : nombre de musulmans m’ont signifié que le Ramadan ne serait pas un rituel mais « plutôt un « pilier de l’Islam » au même titre que la prière… ». Il convient d’être précis et de s’entendre sur le sens des mots. On appelle rituel, « l’ensemble des rites d’une religion (gestes, symboles, prières). C’est l’ensemble des comportements codifiés, des règles et habitudes fixés par la tradition ». Définition donnée par le Dictionnaire Larousse. Le Ramadan entre bien dans la catégorie des gestes, symboles, rites de la religion musulmane, dès lors il constitue bien un « rituel », au même titre que la prière.

S’agissant donc d’un rituel, on ne saurait se contenter de son apparence littérale. N’en déplaise aux intégristes, « Car tous les rituels du monde ne sont que des visionnements symboliques, écrit [**Dominique Aubier*]. Ils aident l’intellect à saisir ce qui lui est insufflé, dans une démarche progressive qui comporte ses aléas. L’étape symbolique est une phase essentielle, mais seulement une phase, une étape dans le processus de la prise de conscience au sein d’un cycle ».

Le désir d’ouvrir le sens est préconisé par le Coran : « si le serviteur sait ce que cache le mois de ramadan, il aurait souhaité que toute l’année soit ramadan. » ( Mizan-al-hikma – hadith 2665). Ce hadith est intéressant car il présuppose que le ramadan détient un secret caché.

– [**Quel est le secret du Ramadan ?*]

Une affaire de… « chaleur » comme son nom l’indique. Mais ce n’est certainement pas en raison des températures élevées dans le désert que ce rituel a pris ce nom. Les températures précisément chutent pendant la nuit et le mois de Ramadan, fondé sur le calendrier lunaire, se décale d’année en année de quelques jours, finissant par couvrir toutes les saisons. La température extérieure n’est donc pas l’indice valable qui expliquerait le choix du mot. Il a été très judicieusement choisi par le Prophète de l’Islam, non pour une raison anecdotique — ce serait impensable — mais pour une cause conceptuelle profonde. Qu’est-ce que la chaleur du point de vue de la métaphysique ?

La lune est le symbole du savoir scientifique, qui évolue constamment.
Le soleil est le symbole de la connaissance, donnée perpétuelle et constante.
Les deux astres ne se valent pas : la lune n’a pas de lumière propre, elle ne fait que réverbérer la lumière qu’elle reçoit, parfois même elle en est totalement privée.
Ces éléments symboliques sont parfaitement décrits dans le [**Zohar*], [**זֹהַר*] « le Livre des Splendeurs », célèbre ouvrage du kabbaliste [**Moïse de Leon*] du XIIème siècle ainsi que dans le livre du Soufi [**Ibn’ Arabi*], « L’Arbre du Monde » (l’Arbre du Monde Shajarat al-Kawn.) Décrits, mais non expliqués…

– [**2.L’explication des symboles nécessite un regard extérieur à la tradition : le regard objectif. Et une grille de lecture.*]

Et c’est justement à cela qu’invite le Ramadan dont le déroulé a été mis au point par le fondateur de la religion musulmane. Tout dans ce rituel se rapporte à la distinction entre « Droite » et « Gauche ». Droite et Gauche corticales. Le critère en cause est en effet d’essence cérébrale : Droite et Gauche corticales sont différenciées. Gauche étant l’hémisphère cortical possédant l’aire du langage, Droite étant l’hémisphère ne possédant pas l’aire du langage. (Ce rapport s’inverse selon que l’on regarde la personne de l’extérieur).

La Sourate Ya Sîn en présente l’exposé symbolique. L’explication en est donnée dans le livre de référence La Face cachée du Cerveau, par Dominique Aubier qui explicite dans le détail les archétypes évoqués et le motif fondateur du rite.

Le soleil représente symboliquement le dispensateur de lumière, c’est-à-dire le Verbe irradiant la pensée par son incursion dans l’aire du langage. La lune, quant à elle, est le symbole de l’aire symétrique, disposée en face, et qui ne bénéficie des informations que par réverbérations provenant de l’hémisphère solaire d’en face.

– [**3. Le Ramadan sépare très nettement nuit et jour.*]

Il ordonne de ne pas s’alimenter le jour. C’est-à-dire qu’il renvoie à la notion selon laquelle le soleil, symbole de la Connaissance, dispense son information pure sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter quoique ce soit. L’homme doit se nourrir de cette Connaissance pure arrosant l’univers.

Cela ne le prive pas d’apprendre des choses objectives : il doit se nourrir de l’enseignement nocturne. C’est-à-dire qu’il doit « manger la nuit ». Donc manger la science, symbolisée par l’astre lunaire brillant la nuit. Ainsi le Ramadan enseigne qu’il faut d’une part recevoir la Connaissance du Sacré (lumière solaire) et d’autre part se nourrir de la science (manger la nuit).

Je peux vous garantir que pas un Imam actuel ne sait décrypter le sens du ramadan et ouvrir sa symbolique.

L’homme complet est celui qui s’alimente à ces deux sources, en distinguant bien les deux apports l’un de l’autre et parvenant à en faire la synthèse unitaire en lui. Un hadith considère que le Ramadan est sacré car il « brûle le péché » : il préconise l’alimentation aux deux sources, Connaissance et sciences, le péché consistant à ne pas en concevoir la synthèse et persister dans la voie séparatrice et univoque.

– [**4.Pourquoi l’abstinence sexuelle ?*]

Là aussi, il faut remarquer qu’en réalité il n’y a pas abstinence. La relation sexuelle n’est pas interdite : bien au contraire, elle est reportée exclusivement à la nuit.

Cela signifie que l’acte de l’union (Union des hémisphères Droite et Gauche pour former l’unité intégrale du Cerveau) est prévue : il s’agit donc pour le Croyant de l’Islam de ne pas craindre la nuit, mais de l’attendre et de s’unir à elle. Si la nuit représente l’empire lunaire de l’Occident et sa science, alors cela signifie que le Croyant doit, au travers de l’union physique nocturne avec son (ou sa) partenaire, considérer que l’Occident est le partenaire obligatoire d’une opération sacrée. Cette union physique entre homme et femme est le symbole de l’union du jour et de la nuit, eux-même symboles de l’union Connaissance et sciences.

Cela s’appelle dans l’Islam soufi Jam al Jam, l’union des contraires en vue de réaliser le Tawhid (la station de l’Unité). Chaque musulman est appelé à titre personnel à réaliser cette union. Unir Connaissance et sciences : encore faut-il que le Croyant accepte l’idée que le rituel qu’il pratique ne consiste pas seulement à manger des loukoums une fois la nuit tombée, mais à comprendre ce que manger signifie.

– [**5. Manger la nuit*]

Le Prophète de l’Islam a symboliquement prévu que le musulman devait se préparer à l’arrivée de la nuit : se préparer à ce que l’Occident (Qui Fait) de la science fasse son entrée dans le cycle civilisateur. Et qu’à ce moment là, prévu par le rituel symbolique, le Croyant devra s’en instruire (manger la nuit).

La faim est d’autant forte que l’on se prive volontairement de la nourriture pendant le jour.
C’est donc avec désir que le Croyant doit s’informer des sciences et les consommer.

Dans le Ramadan, tout est symbolique.

Qui peut croire que l’exécution d’un rituel formaliste suffise à accéder au sens ? Effectuer le rituel est une chose respectable : mais le comprendre est un acte de conscience et d’agrandissement autrement plus puissant. Cependant, pour le comprendre, la foi, certes respectable, ne suffit pas. Il faut disposer de la grille de lecture qui en permette le décodage.

Manger la nuit est un acte physiologique à portée symbolique. Cela veut dire ingurgiter, se remplir avec appétit, de tout le savoir scientifique objectif. Il s’agit donc, pour le Croyant, de disposer du double regard sur le réel : celui inspiré par la révélation des signes (le soleil) et celui inspiré par la lecture objective du savoir (la lune).

Cette union entre l’Islam et l’Occident est prévue par la[** Torah*] : voir les versets bibliques Genèse 28,9 et Genèse 36, 3. Esav (qui représente l’Occident) épouse la fille d’Ismaël et ce mariage la rend heureuse et la guérit d’une maladie dont elle souffrait. Ce mariage est un acte symbolique désignant l’Union Occident-Islam, prévue de longue date.

Voir : Mahalat et Basemat, commentaire de Genèse 28,9 et Genèse 36, 3.

Les sciences, le regard objectif, c’est le propre de l’Occident.

Cela signifie que le Croyant de l’islam doit intégrer le savoir issu de l’Occident scientifique : la nuit lunaire est le symbole de l’Occident. L’union des contraires dépasse donc largement le contexte personnel et s’étend comme un concept civilisateur : le Ramadan implique, en tant que rituel collectif, que la civilisation musulmane doit considérer le partenariat occidental comme une obligation ontologique et qu’il convient de se nourrir de son apport. Sans renoncer au soleil du Sacré. Dès lors toute confrontation violente doit cesser au nom même du Ramadan. Il faut une Union sacrée. Et de toute évidence, le Ramadan invite à la paix, à la cessation de toute violence : le regard devant se tourner vers la conciliation et l’union des Contraires.

– [**6. Ce défi concerne aussi l’Occident*]

Il convient que l’Occident considère le rituel pratiqué par l’Islam, d’autant que l’Islam paraît installé sur son territoire de manière irréversible. Il ne s’agit pas de se convertir à quelque religion que ce soit, mais de comprendre.
Donc tout d’abord : arrêter les violences.

Précisions : le Jeûne du Ramadan ne doit pas se confondre avec le Jeûne du Carême chrétien : le jeûne du Carême ne distingue pas la nuit du jour. La privation de nourriture lors du Carême signifie que l’Occident doit cesser, à un moment donné, de se laisser berner par la consommation de biens, par l’option matérialiste : le Carême, privation totale de nourriture invite au retour à l’enseignement christique et au renoncement au matérialisme. Il défie la fascination occidentale matérialiste (faire, produire, consommer) et l’invite à marquer l’arrêt. A faire en quelque sorte d’urgence un grand Shabbat.

Le jeûne musulman renvoie à un signifié différent

La nuit du Ramadan désigne l’Occident (l’empire de la nuit lunaire) comme un partenaire puissant — et non comme un ennemi. De même l’Occident doit considérer qu’en face de son savoir scientifique dont il est le fer le lance, il existe une autre parole, issue du sacré, dont les religions ont, à un moment, codifié la Connaissance.

Le Ramadan est un appel à l’Union Connaissance et sciences.

Autrement dit : les deux partenaires sont appelés à une rencontre… amoureuse !
Cette rencontre, où devra-t-elle se réaliser ?

Le Ramadan désigne le lieu et le moment de la rencontre : la relation sexuelle, donc l’union homme-femme en tant que symbole de l’union entre Droite et Gauche, ne peut se dérouler que durant la nuit. Autrement dit là où le soleil se couche. De la rencontre Gauche et Droite, Connaissance (soleil) et Sciences (lune), il naît de la chaleur par effet de frottement des deux modes de pensée s’unissant : chaleur, c’est le sens même du mot arabe « ramadan » et c’est dans ce sens précis d’Union des contraires dégageant la chaleur qu’il a été choisi par le Prophète de l’Islam qui avait une haute perception et intelligence métaphysique de l’enjeu civilisateur. Ce qui explique le hadith ( Mizan-al-hikma – hadith 2665) selon lequel le croyant, connaissant le sens du Ramadan, souhaiterait le pratiquer pendant toute l’année : non plus en tant que rituel comme cela est exigé pendant le mois prescrit, mais dans le sens même de son symbolisme, à savoir qu’il pratiquerait pendant toute l’année, et chaque jour, l’union Connaissance et Sciences.

– [**7. Quel pays ?*]

Existe-t-il un pays spécifique, une extrémité occidentale où l’Islam et l’Occident doivent se rencontrer dans un acte d’union, à l’image d’un couple marié ?
Quel pays d’Occident devrait se prêter à ces « ébats » ? Non pas affrontement ou terrorisme, mais au contraire, rencontres culturelles entre deux modalités de penser, entre Connaissance et sciences ? C’est très facile à déterminer. Le pays concerné, c’est tout simplement celui où l’Union des Contraires a été réalisée intellectuellement.

Or La Face cachée du Cerveau est précisément le livre où se réalise la synthèse des rites et traditions mises en relation avec les sciences. Ce livre opère l’union entre lune et soleil. Rédigé en français, par un auteur français, cette ouverture (Ta’wil) est réalisée en France, territoire prévu du grand Ta’wil civilisateur, pays désigné par la Torah, à la prophétie Obadia. C’est donc sur le territoire de la France que l’union symbolisée par le Ramadan doit se dérouler et devenir le projet civilisateur d’avenir : l’union Connaissance et sciences pour une relance culturelle. Ce Ta’wil, — « herméneutique des symboles rendus au motif cortical fondateur » selon Henry Corbin —, a été clairement effectué dans cet ouvrage magistral.

Autre indice certifiant que la France est désignée : ce texte même, que vous êtes en train de lire. C’est le seul qui décrypte le sens du Ramadan en le dégageant de son emprise symbolique et le renvoyant au référentiel cortical qui en est la matrice conceptuelle. Si vous en connaissez un autre qui l’ait fait, merci de me le faire savoir afin que je le mentionne ici même.

Y aura-t-il assez d’esprits, de consciences, prêts à soutenir l’opération explicative avancée ?

Et c’est là le manque : la France, est-elle prête, non pas à se convertir à quelque religion que ce soit, mais à comprendre qu’il s’agit d’intégrer l’explication universelle des symbolismes référencés sur la grille compétente ?

Et l’Islam, saura-t-il intégrer ce savoir, est-il capable recevoir l’explication venant de l’extérieur, et de libérer ainsi la symbolique de ses propres rituels ? Certes l’explication existe, mais elle n’a pas percé la chape des formalismes conservateurs. D’où ce manque tragique d’actualisation — que le Prophète de l’Islam désignait par la « brique manquante de la Kaaba » — , édifice intellectuel que l’élite musulmane serait appelée à compléter en utilisant ce Code, décryptant point par point tous les versets coraniques, tous les hadiths. Et libérant le sens des fameuses « lettres non lues » du Texte.

L’Islam accepte-t-il cette évolution quand il considère que l’état d’achèvement est acquis par l’observation simple des rituels ? La cristallisation littéraliste, enfermée dans son autorité trop détachée du sens, fait que l’Islam demeure — encore — dans l’ignorance de son propre génie. Mais ce n’est qu’affaire de culture, d’effort intellectuel : lire, découvrir pour atteindre à plus de lumière. C’est pourquoi je recommande ces livres :

La Face cachée du Cerveau. Dominique Aubier. Ce livre présente le Code des archétypes permettant de dégager le sens des rites et traditions. The Hidden face of the Brain est le titre de sa traduction en anglais.

Fatima la Délivrance de l’Islam. Dominique Blumenstihl – Roth. Éditions Peleman

— Une exégèse des Lettres non lues du Coran, ainsi qu’une étude des rapports ontologiques entre Israël et l’Islam.

[**Dominique Blumenstihl – Roth*]


Dominique Blumenstihl – Roth est philologue, écrivain, producteur et éditeur. Né en 1959 à Strasbourg, auteur de séries radiophoniques pour France-Culture et la Radio nationale d’Espagne, il a écrit “Jean Racine, Kabbaliste — les sources hébraïques du théâtre racinien” ainsi qu’une biographie de José Rizal. Il a été, pendant 28 ans, l’assistant de l’écrivain et kabbaliste Dominique Dominique Aubier, célèbre pour ses remarquables travaux exégétiques sur Don Quichotte. En fidèle Sancho Panza, il donne des conférences sur Don Quichotte…

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WUKALI Article mis en ligne le 21/05/2019

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