Jean-Pierre Dick est un marin, un loup de mer, un dur de dur, un gaillard, un mec quoi ! Placé 3ème dans la course du Vendée-Globe avec le Virbac-Paprec 3. Mardi, au coeur de la nuit, sur le coup de 0h45, son monocoque a subi une avarie, son bateau a perdu sa quille, voici un accident qui frappe là où çà fait mal et quand on s’appelle Jean-Pierre Dick il y a de quoi se faire du souci … !

Cela s’est passé à 550 miles au nord-ouest des îles du Cap Vert, tandis qu’il naviguait ballast remplis, à environ 8 noeuds en direction des Açores.

Voici le message qu’il a adressé par téléphone à ses co-équipiers à terre, un pur joyau de poésie et de mystère océanique.

« Je naviguais tribord amure avec la grand-voile avec 1 ris et le solent dans 20 noeuds de vent. J’étais à l’intérieur quand un grain est arrivé. Je suis sorti pour régler les voiles. A ce moment-là, j’ai entendu un grand bang. Virbac-Paprec 3 est parti au lof et s’est couché violemment. J’ai choqué l’écoute de grand-voile et ensuite le solent. Je l’ai roulé. Je suis allé en bout de bôme pour décoincer la bastaque. J’ai abattu doucement et le bateau s’est relevé. J’ai rempli l’ensemble des ballasts pour stabiliser le bateau. Je fais route vers le nord-ouest à environ 8 noeuds avec 2 ris dans la grand-voile et la trinquette. La situation est stabilisée et je pense qu’il n’y a aucun risque de chavirage. Mon rêve de podium sur le Vendée Globe vient de couler subitement. »

Ce n’est pas beau n’est-ce-pas?

Ici tout est luxe, calme et volupté

Souhaitons-lui bon courage et cette fois ci de bien tenir la barre. Attention aux sirènes elles risquent dorénavant d’en profiter !

Pierre-Alain Lévy


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