Certains événements laissent pantois, sans voix, et l’on ne sait comment les présenter tant le champ de leurs potentialités est étendu. Ce qui vient de se passer à New-York ressort de cette catégorie. Leonard Lauder à la tête de l’une des plus grandes fortunes américaines, vient de faire don au Metropolitan Museum of Art de New-York de 78 tableaux : 33 Picasso, 14 Braque, 14 Juan Gris et 14 Léger. Ce n’est pas une liste à la Prévert, c’est tout bonnement une caverne d’Ali Baba. Comme ne dirait pas Jacques Brel, «içi on ne compte pas, on rêve !»

Mais si en plus on a l’esprit matérialiste alors là c’est le coup de grâce. Une dotation estimée par les experts et les historiens d’art (c’est leur péché mignon, ils ont besoin de se rassurer! ) à pas moins de 1 milliard $. Bouche bée je vous disais, extraordinaire ! Ce n’est plus un don, une dotation, c’est un acte de civilisation, un hommage, un ex voto, une pyramide. Respect Monsieur Lauder, chapeau bas! Et que nos milliardaires français en prennent de la graine !

Non seulement Leonard Lauder est un passionné d’art (on le serait à moins), un mécène (il avait déjà voilà quelques années donné à d’autres musées de nombreuses peintures d’artistes de grand renom ( Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Jasper Johns), c’est aussi un philanthrope qui a contribué par son immense fortune à financer comme cela est de coutume en Amérique , la recherche scientifique et médicale ( recherches sur le cancer du sein, sur la maladie D’Alzheimer, sur la chirurgie etc.)

L’annonce de cette donation en a été faite lors d’un conférence de presse par Thomas Campbell, Président du MET, qui en a précisé tous les détails et a notamment annoncé la création d’un centre de recherche pour l’art moderne doté d’un fonds de 22 millions$ alimenté par le mécénat d’entreprise et les sponsors et dont M Lauder fait partie bien entendu

La collection du MET ainsi enrichie, adossée et renforcée sur ce centre de recherche sur l’art moderne qui vient d’être annoncé contribue de faire de New-York la ville phare dans le domaine de l’art et du marché de l’art, celle qui développe une entropie culturelle à faire pâlir plus d’une capitale européenne ou asiatique.

L’exposition de tous ces chefs d’oeuvre est dores et déjà en préparation et fera l’objet d’une exposition spécifique présentée au public à l’automne 2014

Pierre-Alain Lévy



Illustration de l’entête. Leonard Lauder

ÉCOUTER VOIR


Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Notre site utilise des 'cookies' pour améliorer votre expérience et son utilisation. Si vous le refusez vous pouvez les désactiver. Accepter En savoir plus