The king is naked !


Il est des moments jubilatoires où la lecture de la presse fait du bien. Vous dire mon plaisir à lire l’article du [** Gardian*] sur l’autobiographie à paraître de [**Damien Hirst *] est d’évidence. Sous la plume de [**Jonathan Jones*] des mots qui scalpent, qui dissèquent, qui mettent à nu.

Le premier reproche qu’il met en avant est d’ordre littéraire. Pour sa biographie, Hirst a choisi un nègre pour rédiger ce livre, il ne s’est pas exprimé à la première personne directement, seul face à lui-même, du fond de ses tripes, il a utilisé le truchement d’un tiers, ce qui nuit à l’intérêt du livre. On s’y ennuie, cela sonne creux, et il en va de même manière pour ses productions artistiques contemporaines. Pire encore Damien Hirst a perdu toutes notions de jugement esthétique et sa fantaisie, ce que d’aucuns appelaient son génie, sa créativité a pareillement chaviré. Disons que sur ce point nous pouvons estimer ne pas être sur la même longueur d’ondes et considérer que le seul génie de l’artiste fut de profiter de l’inanité des publics et des laudateurs marchands et critiques sincèrement ou non ébahis par le provocateur cynique qui a su ainsi se construire une fortune.

Au demeurant cette autobiographie à paraître chez [**Penguin*], manque de chair, d’authenticité, de profondeur, d’introspection, de courage dixit Jonathan Jones, et sombre dans la médiocrité d’un produit éditorial de piètre intérêt.

[**
Pierre-Alain Lévy
*]


WUKALI a consacré de nombreux articles à Damien Hirst, voir section «Rechercher»


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