The exotic charm of a Moroccan old town shall be preserved


La Médina de Fès plonge tout visiteur dans un monde envoûtant et magnifique, elle nous ramène au riche passé du Maroc, et son architecture éparpillée autour de près de 9.500 rues et ruelles est pleine d’émotion. Elle est classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Comme beaucoup d’autres villes du Maroc, nombre de ses édifices menacent ruine. Un programme de rénovation de la médina a été annoncé par l’Agence pour le développement et la réhabilitation (Maroc). Coût estimé : 30 millions d’euros.

Le projet, rendu publique à l’occasion du 25e anniversaire de la création de l’Agence pour le développement et la réhabilitation (Ader), concerne 3666 habitations menaçant de s’effondrer. Parmi elles, 143 bâtisses seraient détruites. Classée au patrimoine mondial par l’Unesco au début des années 1980, la médina de Fès compte environ 160.000 habitants. Elle est l’une des plus anciennes et des plus grandes (280 hectares) au monde.

Ses monuments, dont ses tanneries et la plus vieille université islamique du monde arabo-musulman (Quaraouiyine), font de la cité idrisside fondée à la fin du VIIIe siècle une des principales destinations touristiques du royaume. L’an dernier, en dépit de précédents programmes de « traitement du bâti menaçant de tomber en ruines », la médina comptait plus de 3.000 logements menaçant ruine, dont 1.720 dans un état de dégradation avancée. A cette date, des intempéries printanières avaient ainsi entraîné la mort d’une personne dans l’effondrement de deux immeubles. La réhabilitation prévoit la restauration de 5 medersas (écoles), de 4 borjs (hôtels), de 3 fondouks ( caravansérails), de 3 tanneries, de 2 murailles et de 2 ponts. En 2013, à Fès même, une cérémonie avait par ailleurs marqué la fin de longs travaux de rénovation de la synagogue « Slat Alfassiyine », la communauté juive de Fès ayant été jusqu’au siècle dernier l’une des plus importantes du pays (jusqu’à 30000 membres).

La réhabilitation de la médina se heurte depuis des années à plusieurs contraintes à la fois juridiques, ainsi qu’à la capacité de l’état au plan du droit et concernant la propriété du foncier.

D’autres vieilles villes au Maroc sont confrontées au même problème, des bâtiments menaçant d’y tomber en ruines, dont celles de Meknès, Rabat et Casablanca, la capitale économique. En 2012, le gouvernement avait évalué à plus de 114.000 le nombre d’habitations concernées sur l’ensemble du territoire.


WUKALI 04/07/2014


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