Otto Freundlich (1878-1943) est un artiste encore méconnu qui a pourtant été un acteur majeur de la modernité artistique. Sa toile « Composition« , reconnue « œuvre d’intérêt patrimonial majeur » est en cours d’acquisition par le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Cette dernière a été réalisée quelques semaines avant les premières peintures abstraites de Kandisky et Malévitch et il convient aujourd’hui de restituer à l’Histoire les œuvres et artistes qu’elle a oubliés.

Otto Freundlich a fréquenté le Bateau Lavoir de Picasso et participé activement aux mouvements d’avant-garde. Son œuvre étant déclarée « art dégénéré » par le régime nazi – elle est même l’illustration du catalogue de cette sinistre exposition itinérante – beaucoup de toiles sont détruites et brûlées au cours la période hitlérienne. Caché en France puis dénoncé, Otto Freundlich finit sa vie dans un camp de la mort.

La rareté de ses œuvres est donc un crédit supplémentaire porté à l’acquisition de cette toile (et de son dessin préparatoire), achat permis par la politique du musée mais aussi grâce à la générosité de ses mécènes.

Si l’on veut connaître et comprendre la peinture de la modernité, on ne peut passer outre cette toile, à l’égal d’un Carré blanc sur fond blanc ou d’une Composition VII aujourd’hui facilement accessible, il suffit de pousser la porte du MAM et cela vaut le coup d’œil, on y croise également les œuvres de Matisse, Delaunay, Picasso, Modigliani, Soutine et tant d’autres…

Pour rappel : l’accès aux collections permanentes des musées de la Ville de Paris est gratuit pour tous.

A l’occasion des journées du patrimoine 2014, samedi 20 septembre, ces œuvres étaient donc présentées au public. Bruno Julliard, premier adjoint de la mairie de Paris et président de Paris Musées, puis Fabrice Hergott, directeur du MAM, ont par leurs discours consécutifs rappelé l’importance artistique et historique de ces toiles, ainsi que la volonté de la Mairie de Paris de poursuivre une telle politique d’enrichissement des collections de la ville. On ne peut que s’en féliciter.


Elsa Weiller et Sébastien Prudent


WUKALI 22/09/2014


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