L’Académie de France à Rome – Villa Médicis présente jusqu’au 18 janvier 2015 dans les Grandes Galeries, l’exposition Les Bas-fonds du baroque. La Rome du vice et de la misère, dont le commissariat est assuré par Francesca Cappelletti, professeure d’histoire de l’art moderne à l’université de Ferrare, et Annick Lemoine, chargée de mission pour l’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome, maître de conférences à l’université Rennes 2. L’exposition est conçue et organisée dans le cadre d’une collaboration entre l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, où elle sera présentée du 24 février au 24 mai 2015.

Les Bas-fonds du baroque révèle le versant obscur et insolent de la Rome baroque celui des bas quartiers, des tavernes, des lieux de perdition. Une “Rome à l’envers”, travaillée par les vices, la misère et les excès de toutes sortes, à l’origine d’une étonnante production artistique. Pour la première fois, une exposition présente cet aspect négligé de la création artistique romaine du Caravage à Claude Lorrain. Elle dévoile le visage clandestin de la capitale, fastueuse et virtuose, de la Papauté, la face obscure des artistes qui y vivent.

La Rome du Seicento fut le centre culturel le plus vivant d’Europe, forte d’une avant-garde qui attirait les artistes de tous les pays. Nombreux furent les Italiens, Français, Hollandais, Flamands, Espagnols qui s’installèrent et firent carrière dans la Capitale des arts. Au contact de cette “splendide et misérable cité”, ils se jouèrent des codes visuels et des normes de beauté, se mesurant à l’univers des bas-fonds, de la vie nocturne et de ses dangers, du Carnaval et de ses licences.

L’exposition présente plus de cinquante œuvres, créées à Rome dans la première moitié du XVIIe siècle par des artistes venus de toute l’Europe, parmi lesquels Claude Lorrain, Valentin de Boulogne, Jan Miel, Sébastien Bourdon, Leonaert Bramer, Bartolomeo Manfredi, Jusepe de Ribera, ou Pieter van Laer. Le public pourra découvrir dans les Grandes Galeries des œuvres des plus grands peintres caravagesques, des principaux paysagistes italianisants et des Bamboccianti , peintres de bambochades, hérauts de la représentation de la vie ordinaire de Rome et de la campagne alentour. Des tableaux, dessins, estampes provenant des plus grands musées européens, mais aussi des œuvres issues de collections privées, rarement exposées au public.


Villa Medicis. Rome
Horaires d’ouverture de l’exposition : du mardi au dimanche 11h00-19h00 (dernière entrée à 18h30).


Illustration de l’entête: Giovanni Lanfranco, « Jeune homme nu au chat sur un lit », 1620-1622, Collection particulière


WUKALI 16/10/2014


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