Absurd and animation


Samedi dernier nous vous avions présenté un des tous premiers films du cinéaste russe Konstantin Bronzit nous poursuivons avec « Au bout du monde », film du même auteur réalisé lors d’une résidence d’artiste en France à Valence. Nous voici plongés dans l’univers du burlesque et de l’absurde dans le droit fil des films de Chaplin (on pense notamment à La Ruée vers l’or) ou de Max Linder et avec une petite pointe de Ionesco en plus.


Le cadre et la contrainte du champ visuel unique de ce film, un chalet en équilibre sur le sommet d’une montagne, une géométrisation de l’espace rationalisée à l’extrême, servent de moteur à une narration rythmée de petites séquences cocasses et burlesques. Tout s’enchaîne à merveille dans une mécanique parfaite et bien huilée du comique. La bande son est aussi très intéressante faite de bruitages, de cris d’animaux et de percussions pour le moins très branchées, on croit reconnaître dans ce qui tient lieu de dialogues le prénom de Nicodème. Ce film a obtenu le Prix spécial du jury du Festival international d’animation d’Annecy en 1999.

Pierre-Alain Lévy


WUKALI 24/01/2015



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