A feast of Italian recipes


Encore un livre sur la cuisine italienne ! Oui, et alors, il n’y a pas que la française en Europe, et toute celles du pourtour méditerranéenne, il faut bien le reconnaître, trouvent leur origine depuis la Renaissance dans celle de la « botte ».

Je viens de faire un repas entre amis autour de la cuisine de chez moi, le sud ouest, avec une poule au pot, auquel participaient deux personnes, tous deux fins cuisiniers, qui ne cachent pas leurs origines italiennes, et surtout qui revendiquent leur appartenance qui à la Sardaigne, qui au Piémont. Les anathèmes qu’ils se lancent en toute amitié portent aussi sur la cuisine, il n’y a que dans leur région que l’on sait faire la Vraie cuisine italienne.

Je n’ai pas réussi à les départager, d’ailleurs ils ne me donnent aucune légitimité pour le faire (légitimité que j’ai à leurs yeux pour différencier le cassoulet de Castelnaudary de celui de Toulouse, à chacun son savoir). Je leur ai mis sous les yeux le livre de Leda Vigliardi Parava ce qui a eu pour effet au moins de les faire taire le temps de le feuilletter voire de lire quelques recettes. L’avis de mes experts est le suivant : j’ai chez moi un excellent livre de cuisine italienne et il ne me reste qu’une chose à faire, préparer quelques repas à partir de ces recettes qu’ils se font une joie de venir déguster et vérifier si je sais faire autre chose que des plans occitans. Je ne leur pas avoué que j’ai déjà fait quelques essais qu’à titre personnel j’ai trouvé plutôt réussi et surtout particulièrement facile à faire comme ce succulent poulet chasseur où ce risotto au cèpes.

Ce livre est un nouvel opus d’une collection d’Albin Michel autour de la cuisine de mère en fille (il y a déjà eu la corse ou l’espagnole par exemple). Les recettes sont bien expliquées, sans un vocabulaire savant, précis soit mais incompréhensible pour les non initiés. Or comme l’énonce dans son avant propos l’auteur, la cuisine c’est la vraie convivialité, un moment rare de partage. Elle nous livre aussi quelques conseils de bon sens, qui permettent de gagner beaucoup de temps et d’énergie quand on veut cuisiner, comme ce qui est indispensable d’avoir dans son garde manger et son réfrigérateur (voir congélateur) comme éléments de base. De plus, chaque recette est suivie d’une ou de plusieurs notes intitulées « mon conseil », « bon à savoir » ou « le secret de ma mère  » qui sont autant d’aides pour le cuisinier italianisant débutant.

Ce que j’apprécie beaucoup dans ce livre est le « petit historique » de chaque plat, le remettant dans son contexte spacio temporel, tout comme l’index des recettes par région. Ainsi vous pouvez faire un repas sicilien ou des Abruzzes sans problème ni faute de goût.

Et puis si les pâtes sont déclinées de dizaines de façon, il n’y en a pas une de pizza, et oui la cuisine italienne ne se résume pas à de la pâte à pain recouverte d’un coulis de tomates et d’autres ingrédients divers et variés pas toujours très identifiables.

La cuisine italienne de mère en fille est l’exemple parfait du livre de cuisine que tout un chacun se doit d’avoir toujours à porter de main ne serait ce que pour accommoder en quelques minutes les pâtes à l’eau que l’on se résignait de manger. C’est l’art de transformer le quelconque pour se sustenter en une fête du palais et du goût.
Pourquoi se priver ?

Pierre de Restigné



La cuisine italienne de mère en fille

Leda Vigliardi Parava

Éditions Albin Michel. 16€50


WUKALI 23/04/2015

Courrier des lecteurs: redaction@wukali.com


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