Soon, right in the centrer of Paris, François Pinault’s modern art collection exhibited in a new museum to come


François Pinault signe avec Anne Hidalgo pour installer dans la Bourse de Commerce de Paris sa prestigieuse collection d’art moderne et contemporain. Ce nouveau musée devrait ouvrir fin 2018.

On se rappelle l’échec cinglant en 2005 de l’installation des collections de ce fastueux collectionneur et milliardaire français dans l’ile Séguin à Boulogne-Billancourt. François Pinault choisit Venise ! C’était rappelons-le l’époque où Jacques Chirac était Président de la République et Jean-Pierre Raffarin son Premier Ministre. Le moins que l’on puisse dire c’est que des dissensions dans la majorité de l’époque et les retards administratifs accumulés avaient eu raison de la patience du collectionneur qui rompit toutes négociations et décida de s’installer à Venise dans le Palazzo Grassi, puis par la suite aussi à la Punta della Dogana (l’ancienne douane). Il est vrai que dans la cité des Doges non loin de là se trouvait la collection Peggy Guggenheim. Une telle mise en abîme artistique ne pouvait qu’être de bon augure. La France payait au prix fort son incapacité à chasser ses vieux démons. Hélas ce n’était pas la première fois que des collections d’art estimées quittaient le territoire national !

Le Louvre , le Centre Pompidou, le musée Picasso

attirant au coeur de Paris toujours plus de monde, mais aussi les Halles qui viennent de renaître avec l’inauguration toute récente de la canopée, la Fondation Louis Vuitton avec sa magnifique architecture dessinée par Frank Gehry, voilà aujourd’hui le palmarès culturel exigeant et prestigieux qui fait honneur à l’attractivité de la capitale française. Il ne faut pas au demeurant méconnaitre les perspectives économiques encourageantes et de la France et de Paris qui, si elles ne font pas encore la une des journaux, sont belles et bien réelles, bourgeons d’activité qui n’attendent plus qu’à éclore ! (se référer au nombre croissant d’entreprises étrangères qui s’y installent). Cette décision de créer dans le coeur battant de la capitale un nouveau musée n’est donc nullement le fruit d’un hasard ou d’une convergence audacieuse entre le milliardaire breton et Anne Hidalgo maire de Paris, mais procède d’intérêts bien compris.

François Pinault est un personnage atypique, il est vrai qu’au delà d’un certain rang de fortune qui ne le serait pas ? Quoi qu’il en soit il est un mécène de notre temps. Homme d’affaire avisé il sait, outre le plaisir et la délectation intellectuelle personnelle, la part énergétique de l’art dans l’organisation de la société et dans le monde des affaires.


Selon les termes de l’accord entre les deux parties le bâtiment est concédé pour une durée de 50 ans et soumis à redevance. Le musée représente une superficie de 13 000 m2 avec 4 000 m2 de surface d’exposition prévus. Les travaux de restauration (estimation 100 millions€) ainsi que l’exploitation seront à la charge de la fondation de François Pinault.

Dans une déclaration à la presse, le magnat des affaires déclare qu’il sera personnellement président de ce musée et qu’un conseil d’orientation culturelle sera créé présidé par Jacques Aillagon. C’est Martin Bethenod, qui dirige actuellement la Fondation François Pinault à Venise qui sera en charge des deux institutions, parisienne et italienne.

Cet accord entre la Ville de Paris et François Pinault prendra la forme d’une concession du bâtiment d’une durée de 50 ans, soumise à redevance. L’accord prévoit que les importants travaux de restauration du bâtiment, l’aménagement du musée (environ 13 000 m2, dont 4 000 m2 de surface d’exposition prévus) et son exploitation seront intégralement pris en charge par le milliardaire breton. Le montant en est estimé, pour l’instant, à 100 millions d’euros. Pour l’heure, le nom de ce nouveau pôle artistique n’a pas encore été choisi.

La Halle au blé devenue Bourse du commerce

Cette Bourse de commerce, ancienne Halle au blé, donnant sur la face ouest du jardin des Halles, est un monument étonnant, et sa construction telle elle apparait aujourd’hui s’est déroulée du XVIIIème au XIXèmesiècle. Son premier architecte fut Nicolas Le Camus de Mézières (1721-1789), qui choisit un plan en forme d’anneau et mesurant 122 mètres de circonférence, percé de 25 arcades

Pour les passionnés d’Histoire et les amoureux de Paris, on peut apercevoir tout à côté de l’édifice une colonne creuse qui fut commandée en 1574 par Catherine de Médicis , et qui parait-il (mais ce n’est pas sûr), aurait servi de poste d’observatoire d’astronomie pour Côme Ruggieri, astrologue de la reine.

Il faut attendre l’Empire, soit entre 1806 et 1813 pour que la Halle au blé se transforme avec l’installation d’une coupole à charpente métallique. C’est le tout début en France de la première architecture métallique ( la Passerelle des Arts ( depuis modifiée) en sera un bel exemple). En 1885, nouvelles modifications d’importance, avec abattage de l’élévation extérieure et adjonction d’un étage supplémentaire au pied de la coupole. C’est à partir de ce moment là que nait la Bourse de commerce. Son décor intérieur à fresque monumentale est plus qu’intéressant et fort peu connu au demeurant !

Elsa Weiller


WUKALI

28/04/2016
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