François Morellet vient de mourir dans la nuit du10 au 11 mai à l’âge de 90ans. Graveur, peintre et sculpteur, plus connu à l’étranger qu’en France, cet artiste s’est notamment illustré dans ce que l’on nomme l’art abstrait minimaliste. S’il s’intéresse un premier temps dans les arts premiers, notamment ceux de Polynésie, il développe par la suite un style qui emprunte à la géométrie. Il est un des premiers à intégrer ses oeuvres à l’architecture. Il est particulièrement célèbre en Allemagne et une de ses oeuvres orne notamment le Bundestag. Dans l’ouest de la France où il était né, nombre de ses oeuvres sont exposées dans l’espace public. Ses« néons» ont fait le tour du monde. Une exposition lui avait été consacrée en 2011 à Paris au Musée d’art moderne Centre Pompidou , et une de ses oeuvres était par ailleurs exposée tout récemment au Centre Pompidou- Metz. À Nancy, une de ses créations, Hommage à Lamour (l’artiste ferronnier qui créa les grilles de la place Stanislas) orne la façade du bâtiment de la conservation depuis 2003.

Pour Audrey Azoulay, ministre de la culture, « son cheminement, dans l’espace fascinant de l’abstraction géométrique, son travail sur la lumière dont il ne cessait de redéfinir et de repousser les limites, aura été guidé par la recherche d’une simplicité toujours plus exigeante« .

Pierre-Alain Lévy


WUKALI 12/05/2016
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Illustration de l’entête/ photo Ouest-France


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