Not only exquisite settings but drawings and storyboard too


**Franck Dion*] se présente tout çà la fois comme un illustrateur et un réalisateur de films d’animation, ce n ‘est pas la première fois d’ailleurs que nous sélectionnons ce jeune réalisateur de talent, nous avions voila quelque temps présenté «[Une tête disparait» film qui avait contribué à répandre sa renommée dans le monde entier.

C’est un cinéaste très doué qui aime à se frotter aux sujets les plus délicats et il sait apporter tout à la fois la forme et la densité dans le scénario. Dans «Une tête disparait», il s’agissait de la perte de mémoire, Alzheimer en quelque sorte. Dans« Monsieur Cok», c ‘est une espèce de conte branché sur notre temps. Dans ce dernier film l’évidence du travail d’illustration est patente et saute au premier regard, les arrières-plans architecturés qui font décor sont élégamment dessinés, raffinés même! La couleur dans des camaïeux de gris apporte une touche d’élégance, jusqu’au dessin de ce Monsieur Cok qui semble droit sorti d’une illustration de Gustave Doré


L’histoire épouse les schémas classiques du bon contre le méchant, ce dernier étant portraituré sous les traits d’un chef d’entreprise d’une usine d’armement. Ce dernier détail permettant notamment de stimuler un imaginaire créatif plaqué sur une usine vue comme un symbole des «temps modernes.» Le méchant patron est une espèce de gnome qui soumet à sa puissance une humanité d’esclaves de la production, nouveaux hilotes broyés et indifférenciés soumis à un système qui les manipule et les saccage. Ici on fabrique des bombes et autres obus. En contrepoint de cette image et tel un redresseur de tort, une espèce de bateleur de foire tout en muscle et en barbe, maniant faucille et marteau et qui pourrait avoir quelques accointances avec Karl Marx surgit à la poursuite du « capitaliste » qu’il finit par vaincre. Une Internationale vient en fond sonore corroborer cette hypothèse. Le film est très plaisant et particulièrement élégant tant dans ses dessins et rendus visuels, que pour sa vivacité et son rythme soutenu. On peut regretter cependant le manque de relief dans le traitement du rendu des visages

[**Pierre-Alain Lévy*]


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WUKALI 29/04/2017

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