A moving and subtle choreography, an impressive Russian Danse company

Le Grand Théâtre de Provence accueillait vendredi 19 et samedi 20 janvier, ce que [**Rudolf Noureev*] considérait comme « Le ballet des ballets » : La Belle au bois dormant. Avec les danseurs du[** Leonid Yacobson Theatre*] et l’interprétation du chorégraphe [**Jean-Guillaume Bart*], l’esprit conte de fée est bien présent.

Un bref résumé du conte de Perrault : empoisonnée par une fée malveillante, Aurore se réveille lorsqu’un jeune prince vient la délivrer du sommeil par un magique baiser. Cela vous paraît court ? Ce ballet dure 3 actes et deux heures et demi ! La version de Jean Guillaume Bart, va au-delà d’une simple histoire dansée. On apprend beaucoup des personnages du conte, on nous dévoile leurs psychologies, leurs sentiments, leurs ambitions, leurs peurs.

Tout est réuni dans « La Belle au bois dormant », l’un des joyaux de la danse classique : l’excellence des danseurs, le charme des ballets russes à la technique infaillible, la quête d’émotions, la majesté des costumes, élégants, raffinés, la magie des décors, la musique flamboyante de [**Tchaïkovski*], et l’histoire elle-même qui nous plonge dans notre enfance. Deux heures trente de féérie … et deux entractes. Et dans le public, beaucoup d’enfants qui n’en perdent pas une miette. C’est pourtant un peu long.


Si on découvre dans la mise en scène de [**Jean-Guillaume Bart*] un canevas très traditionnel, des choix très personnels du chorégraphe se dévoilent pourtant dans cette version, comme celui d’accorder à chaque danseur ou à chaque personnage sa vraie place dans la narration, notamment celle du Prince Désiré. Ce soir là [**Andrey Sorokin*] endossait le rôle avec brio. L’une des raisons est qu’il possède naturellement cette fière allure d’aristocrate ; samedi Le Prince fut dansé par [**Stepan Demin*].

Le chorégraphe redonne ses lettre de noblesse à ce ballet classique et le rend particulièrement vivant. Car le problème avec bon nombre de ballets, c’est que l’on peut vite être lassé par un enchainement de séquences virtuoses… alors que la virtuosité ne séduit que si elle est accompagnée d’un supplément d’âme, de gestes, de sauts, d’entrechats chargés de sens, chacun exprimant quelque chose… Dans cette version, on reste dans la pure tradition, « La Belle au bois dormant » est fidèle à ce qu’elle doit être, mais un souffle de modernité s’y invite avec bonheur. Des danseuses comme la princesse Aurore, alias[** Elena Bocharova*] vendredi, ou [**Elena Chernova*] samedi, possèdent une belle technique, toutefois elles ne sont en aucun cas dans la démonstration. Il y a quelque chose de souple, de fragile, de léger en elles. Sauf peut-être l’éternel sourire, parfois figé. Toutes les fées sont séduisantes, y compris la belle fée Carabosse, [**Angelina Grigoreva*] qui, pour tenir le rôle de méchante, n’en est pas moins ravissante.

Il n’est pas question d’en faire trop mais de faire juste. Les décors sont une évocation de la cour du Roi-Soleil. Dans ce cadre-là, il convenait d’en imposer quelque peu : d’imposantes grilles, de monumentales colonnes, une impressionnante salle de bal, une majestueuse forêt automnale dont la clairière invite à chasser, aimer, rêver et bien sûr, danser.

On a adoré les séquences de la valse, au tracé très graphique. On aime particulièrement la scène où l’on découvre la Fée Lilas qui amène les Dryades, ou encore le dernier tableau, là où des amis de différents contes sont invités à la noce au Château. On retrouve le Chat Botté, (numéro de chats irrésistible) le Petit Chaperon Rouge, l’Oiseau Bleu (superbe séquence), Cendrillon… Chaque danseur travaille son rôle en se fondant dans l’humeur, la nature même de la musique de [**Tchaïkovski*].

L’éternel conflit entre les forces du bien, la Fée Lilas, et celles du mal, la Fée Carabosse, est joliment mis en avant. Chaque fée a un leitmotiv qui la symbolise et sert de fil conducteur à l’intrigue. Le[** Leonid Yacobson Ballet Theatre *] est un collectif russe extrêmement réputé et sur la scène du [**GTP*] tous les artistes ont su nous séduire par leur qualités techniques et interprétatives.

[**Pétra Wauters*]


Pour en savoir plus sur [**Jean Guillaume Bart*]

– Les dates de la tournée de « La Belle au bois dormant »

Illustration de l’entête: photos ©Mikhail Logvinov


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WUKALI 22/01/2018)]

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