A contemporary novel on Shakespeare’s trail


Une ville, un parc, une tempête, un couple perdu dans la tourmente qui n’arrive pas à retrouver son chemin, ou tout au moins une sortie. Ils rencontrent un homme, Yves, un riche paysan qui vient à la ville dans l’espoir d’y rencontrer une compagne, lui aussi perdu. Ils trouvent refuge dans une cabane de jardinier occupée par un homme, Armand, et sa fille endormie (Miranda). S’ensuit une série de dialogue entre les protagonistes sur l’amour (permis et caché), la vie et ses hasards. Acteurs de théâtres, Eugénie et Frédéric semblent être des personnages totalement artificiels, toujours en représentation (essentiellement de Platonov d’[**Anton Tchekhov*], maintes fois cité), n’arrivant pas à vivre pleinement la réalité de leur quotidien autour de leur liaison adultérine. Yves, est surtout un « taiseux », un homme de la terre, un matérialiste comme Armand, sachant le prix des choses, ne cherchant pas à fuir dans un monde artificiel, d’apparence. Un fataliste aussi, acceptant sans se révolter les mauvais côtés des circonstances qui jalonnent sa vie. D’un côté l’acceptation, de l’autre la négation et la fuite dans des univers artificiels.

De par sa structure, on sent que[** Les anges nous jugeront*] se veut être une libre variation sur le thème de La Tempête de [**Shakespeare*], ou plus exactement sur la nouvelle du même nom de [**Karen Blixen*], car cette dernière introduit une troupe de théâtre dans celle-ci. Ce n’est pas pour rien que la fille d’Armand, s’appelle Miranda. Mais ici, nulle magie, nul être fantastique comme Ariel et Caliban, seulement la tempête qui réunit ce qui, logiquement, n’aurait jamais dû se rencontrer. Il manque dans Les anges nous jugeront un « je-ne-sais-trop-quoi » qui permet au lecteur de se détacher de la lecture littérale du texte pour essayer d’atteindre son esprit, la démarche intellectuelle de son auteur. Je n’ai pas réussi à « adhérer » aux personnages, trop caricaturaux à mon goût, trop « stéréotypés ». Je n’ai pas été « étonné », tant le déroulement de l’action dans ce huis-clos est prévisible. Mais peut-être suis-je passé à côté d’une saine lecture.

[** Émile Cougut*]|right>


[**Les anges nous jugeront
Emmanuel Moses*]
éditions du Rocher. 15€


[(


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WUKALI Article mis en ligne le 18/09/2018)]

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