Some sort of re-writing of The War of the Worlds


Vous connaissez Le meilleur des mondes, le roman d'[**Adlous Huxley*] ? La survivante, la bande dessinée de [**Paul Gillon*] ? Vous prenez tout cela, vous ajoutez les derniers progrès en intelligence artificielle, les dernières connaissances sur le réchauffement climatique et ses conséquences, vous mélangez le tout et vous avez le roman d'[**Antoine Jaquier*]. Ah ! J’oubliais, il faut mettre un zeste des robots d'[**Azimov*] (en oubliant une des règles : les robots n’attaquent jamais les êtres humains), et c’est fini…

Vous avez tout le soma, cette célèbre drogue qui vous « lave le cerveau », la société divisée en ordres, le héros qui se révolte. Oui, vraiment une réécriture du Meilleur des mondes. Pas très optimiste comme vision d’avenir : l’intelligence artificielle a pour mission de sauvegarder la planète. Une seule solution : l’eugénisme. Alors la société est divisée en trois classes les élites, les désignés et 70% de la population : les inutiles. Ceux-la n’ont droit à strictement rien, on les rejette dans les campagnes où ils survivent à peine. Les autres vivent dans les villes dans un monde assez artificiel. Le lecteur n’est pas sans se demander où ils trouvent leur nourriture, l’énergie, puisqu’il n’y a plus de paysans et de campagnes (peuplées par les inutiles et donc dangereuses pour les autres).

Je fais court : notre héros, amoureux de son androïde et totalement déboussolé quand il faut en changer. Alors il part chez les inutiles où il trouve les joies de la vie saine grâce à l’effort physique et surtout à celles de la permaculture. Quoiqu’il en soit, il se sent revivre quand il a une petite fille. Mais, loin de ce nulle part qui se trouve en Bretagne, l’intelligence artificielle a compris que son principal ennemi est son créateur.

Un roman de science-fiction de bon aloi. Avec ce qu’il faut de moralisation écologique. Mais surtout, on peut le lire, enfin dans sa première partie, comme une sorte de pamphlet contre la pensée théorique relative à l’écologie qui amène inéluctablement à l’eugénisme pour sauvegarder la planète. Cette pensée est de plus en plus exposée lors des grands débats actuels.

[** Émile Cougut*]


[**Simili Love
Antoine Jaquier*]
éditions Au diable Vauvert. 18€


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WUKALI Article mis en ligne le 27/04/2019

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