Sex, art, and thriller… and whatever is the order and classification !

Victoria, une jeune et riche collectionneuse d’art contemporain a disparu. Voilà plusieurs mois que ses proches n’ont plus de nouvelles d’elle, mais en plus le dernier tableau qu’elle vient d’acquérir : L’homme au lavabo de [**Francis Bacon*] est lui aussi introuvable. Le galeriste (qui n’a reçu que la moitié du prix) souhaite la retrouver d’autant qu’il lui a fait une demande en mariage juste avant sa disparition. Il mandate une agence de détectives privés qui envoient sur les traces de Victoria dans le monde entier (Paris, Bruxelles, Pattaya, Miami, etc), un agent expérimenté, Georges, en pleine crise de conscience son amie veut un enfant mais il craint d’être un mauvais père et Frédérique, est la nièce de la patronne. Elle est en total décalage avec ce milieu des people, d’autant qu’elle refuse d’assumer sa féminité : elle se sent bien mieux en jeans basket qu’en robe de cocktail, talons aiguilles. En plus, sa petite amie l’a quittée voilà deux ans, deux ans durant lesquels elle collectionne les godemichets les plus divers, mais sans s’en servir et ses hormones sexuelles la démangent de plus en plus.

Dans ce roman, [**Agnès Vannouvong*] nous fait entrer dans le monde des collectionneurs, nous en dévoile certains codes, sur le monde de l’argent qui permet bien des abus, sur les tricheries, mais aussi dans l’inconscient des collectionneurs : certains cherchent ce qui fait le génie d’un peintre, il faut qu’ils s’entourent d’éléments lui ayant servi, comme si en recréant le lieu matériel, on pouvait comprendre ce qui fait le génie du créateur. D’autres, comme Victoria, veulent une œuvre et pas une autre, car c’est à travers cette œuvre qu’ils peuvent évoluer dans leur chemin de vie.

[**La collectionneuse*] est aussi un livre sur le désir sexuel, le plaisir purement physique, mais aussi le sexe comme moyen de développer d’affirmer sa personnalité, voire son estime de soi.

L’univers que nous décrit [**Agnès Vannouvong*] est un univers violent, mais réaliste et sans concession possible si on veut devenir libre. Le symbole de cet univers est l’œuvre de Bacon, car « le peintre nous parle de notre monde et de sa part la plus sombre. La violence, la folie. Il nous met face à la difficulté de nous défaire de notre place assignée.  »

Il faut voir, revoir, s’imprégner de toute l’œuvre de[** Francis Bacon*].

[** Émile Cougut*]


[**La Collectionneuse
Agnès Vannouvong*]
éditions Mercure de France. 15€


Illustration de l’entête: Agnès Vannouvong – Photo Catherine Hélie/ Mercure de France

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Contact : redaction@wukali.com

WUKALI Article mis en ligne le 18/08/2019

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