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Alike, Père et fils… tels quels

par Pierre-Alain Lévy

Ah, un peu de poésie dans un monde de brutes, un conte de notre temps en quelque sorte, Alike, un film d’animation espagnol qui fait du bien à voir en cette fin de Covide.

La première chose que l’on remarque, car il faut bien commencer, c’est la douceur du coloris, rare, crémeux, chaud, avec des nuances rosées. Puis l’animation en soit, le mouvement, la vitalité, les va et vient de la multitude des personnages qui se croisent dans un univers urbain. Des cols blancs qui vont au travail, costumes et attachés-cases. Comme dans Métropolis de Fritz Lang, ou les films d’animation de Steve Cutts, des tours qui se dressent où s’engouffrent cette population vouée au travail, cela d’ailleurs s’inscrit sur le fronton des portails des halls d’entrée…Work !

Deux personnages (ou trois plutôt nous verrons plus tard), un père et son petit garçon. Bonheur du petit enfant à calligraphier les lettres de l’alphabet, A, B, C. Bonheur et bienveillance du père qui vit avec intensité ces moments de tendresse, sourires et regards émerveillés de l’enfant. Complicité partagée.

Hors de cette connivence masculine, (de femme et de mère nenni, et alors?), la vie du père au bureau est ingrate, anonyme, routinière, comme robotisée, le regard s’éteint et le sang ne semble plus circuler dans le corps, des piles de dossiers sont à traiter. De même manière le cartable de l’enfant pèse lourd des livres qui y sont rangés.

Un jour le petit garçon en batifolant dans la rue tombe sous le charme d’un vieil homme qui joue du violon. Surprise, émerveillement, le charme opère. .. Le reste, découvrez-le en liberté, je ne doute pas que vous aussi saurez apprécier !

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