Joséphine de Beauharnais
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Le goût de Joséphine

par Félix Delmas

Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, née en 1763 en Martinique, décédée à la Malmaison en 1814. Veuve Beauharnais, épouse Bonaparte, Impératrice des Français, sa descendance à travers ses deux enfants va régner sur une grande partie de l’Europe.

Les biographies sur Joséphine ne manquent pas, on est pas l’épouse de Napoléon pour rien et on connaît très bien les liens amoureux, mais aussi tumultueux qui les lièrent.

Le Mercure de France dans sa collection « Le goût de » vient d’éditer un volume sur Joséphine. Elle rejoint les rares personnages qui ont eu l’honneur d’une telle compilation. On trouve, bien sûr, Napoléon, mais aussi César, Jeanne d’Arc, Marie-Antoinette ou Louis XIV.

A travers les écrits de contemporains, comme Madame de Rémusat, ou de romanciers comme le truculent Alexandre Dumas, se dessine la personnalité de l’Impératrice, réelle et parfois aussi un peu caricaturale. Trois parties : Joséphine dans l’intimité, Joséphine dans l’histoire, Joséphine dans la littérature, d’où se dégage une personnalité frivole, capricieuse, dispendieuse, amatrice des animaux et des plantes, empathique. Pas une intellectuelle, on lui a souvent reproché son éducation créole, bien loin des critères de l’époque dans les hautes strates de la société, mais une personne curieuse toujours prête à apprendre et à se perfectionner. Elle était surtout dotée d’une grande envie de vivre, surtout après avoir vu son premier mari mourir sur l’échafaud et avoir passé de longs mois en prison sous la Terreur.

A la lecture de ce petit volume se dessine une personne touchante, amoureuse, ravagée par son divorce obligé avec Napoléon, une personne au destin « remarquable », comme il y en eu tant à cette époque. Mais, avec Napoléon, elle domina tout ce monde et reste dans l’inconscient de bien des Français la « bonne fée » de l’empereur.

Le goût de Joséphine
Collectif
éditions Le Mercure de France. 8€40

Illustration de l’entête : L’Impératrice Joséphine. 1805. Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823). Huile sur toile, 2,44m/ 1,79 (détail). Le Louvre. Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

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