Paris, Moscou, Boutographies de Montpellier, Prix Canon, nominée pour le Prix HSBC photographie 2013 etc. Sandrine Elberg inscrit son nom et ses portraits dans les palmarès les plus prestigieux de la photographie. Wukali est particulièrement heureux de l’ accueillir et de donner à voir et à admirer ses réalisations.

Ses photographies s’inspirent directement de la peinture et du théâtre. Chaque portrait est construit comme un tableau : la composition et les jeux de rôles sont clairement établis. La photographie révélée témoigne d’une complicité évidente entre le photographe et le modèle et lui confère une réelle authenticité.


 

Sandrine ELBERG présente PARIS BURLESQUE

« Paris Burlesque rassemble soixante portraits de femmes qui ont accepté de me recevoir chez elles en région parisienne et se sont prêtées au jeu des métamorphoses, l’espace d’un instant.

Le new burlesque repose sur une résurgence du Music hall des années 1920-1930 aux Etats-Unis qui mêlait satire sociale, grivoiserie et effeuillage. La version moderne allie revendication féministe, glamour, non-respect des conventions et étonne par son énergie et son potentiel créatifs.»

Sandrine Elberg vient chercher la vérité dans l’intimité de ces représentantes françaises et plus particulièrement à Paris, ville de références pour les spectacles et cabarets en tout genre.

Ce projet photographique est un travail intensif et quotidien de huit mois en 2011, fait de rencontres et de confiances mutuelles, à la conquête d’un univers sibyllin, plus intime et secret qu’il n’y paraît. Au fil des rencontres et des liens tissés avec ses modèles. Sandrine Elberg découvre un phénomène social et culturel : des spectacles crées par des femmes pour les femmes.

« Le Burlesque à la Française réunit tous les physiques, tous les corps et toutes les origines » nous confie-t-elle.

«Le Burlesque impressionne par sa sensualité complexe qui ne tombe jamais dans le vulgaire.» L’artiste choisit volontairement des femmes âgées de 18 à 59 ans qui performent régulièrement sur les scènes françaises. Dans les intérieurs parisiens, Sandrine Elberg crée des portraits glacés de ces muses. Leurs personnages sont façonnés de toutes pièces pour l’occasion. Leurs noms rétro, voire farfelus sont dignes des plus grands romans ou polars.

Aucune caricature dans ces photographies ; toutes ; au contraire, portent la marque de la séduction. La mise en scène reste sobre, mais offre une esthétique colorée très soignée. L’environnement quotidien devient intemporel et in fine irréel. Au travers de ses portraits, Sandrine Elberg dévoile toute la richesse et les différentes mouvances du burlesque dans la capitale parisienne. Ce faisant, elle témoigne de notre époque.

Portraits de femmes dans les appartements moscovites

A la recherche d’une image de ses origines, Sandrine Elberg s’est installée dans les salons de ses hôtes moscovites. Vêtues de leurs plus beaux atours et arborant des poses savamment choisies, les jeunes femmes qui l’accueillent et jouent avec elle reconstituent une sorte de monde perdu, rêve de jeune fille et peut-être aussi vestige d’un univers occidental enfui, celui des pin-ups candidement érotiques des 60′s. Le temps semble s’être arrêté, et l’emprise des formes apparaît alors plus durable, plus profonde que celles des idéologies. Une sorte de style qui serait aussi, paradoxalement, celui des «années heureuses », avant les troubles et la perte des repères à l’oeuvre dans la Russie contemporaine, à l’image de cette mode vintage qui est venue, à l’Ouest, entretenir la nostalgie d’un monde stable et lisible. Ce monde a disparu, n’a peut être jamais existé, et des images de Sandrine Elberg s’exhale une sorte de mélancolie, comme elle s’exhalerait d’une lettre d’amour adolescente exhumée à notre mémoire infidèle.

Belles et opulentes

C’est un hymne à la femme d’aujourd’hui où la rondeur s’assume

à l’heure des diktats de la mode les couvertures et pages de magazines prônent toujours la minceur voire la maigreur comme seule esthétique et ligne de conduite.

«Ces femmes dont j’ai fait le portrait chez elles sont belles et s’assument comme telles.» On ne peut pas mieux dire !

PAL
Rédacteur en chef de www.wukali.com


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