Could this day, 5th of August, first anniversary of the landing of Curiosity on Mars become all over the world a celebration day ! Honor to the scientists, honor to human intelligence !


Voilà un an jour pour jour, après un voyage de 570 millions de kilomètres dans l’espace, le robot Curiosity atterrissait sur Mars. Parti de Cap Canaveral le 26 novembre 2011 à 10h02 (heure locale) propulsé par une fusée Atlas V il se posait le 5 août 2012 à 5h17 (UTC) sur Mars.

Si pour Bergson la main était le prolongement du cerveau de l’homme, aujourd’hui de très nombreuses sciences et techniques (mathématiques pures, informatique, opto-électronique, lasers et radars, astrophysique, etc) et pour ne citer que quelques domaines propres à la conquête spatiale sans parler des sciences de la vie, ont très largement rendu quelque peu obsolète cette réflexion.

La conquête de Mars est bien plus qu’un colossal exploit scientifique, elle transcende tous les champs de la réflexion sur la condition humaine et la métaphysique en prend un sérieux coup.

Les 7 dernières minutes qui ont précédé l’atterrissage (à partir du moment où la capsule de Curiosity se trouvait dans l’atmosphère martienne), les chercheurs les ont qualifiées des sept minutes de terreur.

Après des années de travail et une somme impressionnante de calculs, ils étaient alors impuissants et devaient se soumettre aux aléas. En effet aucune faute n’était permise et aucune correction ne pouvait être donnée à la trajectoire, il fallait donc attendre espérant que la perfection expérimentale et l’excellence cybernétique fussent au rendez-vous, la marge d’erreur était de zéro! La machine égale, ou en la circonstance supérieure, à l’homme.

La video de la NASA que nous mettons en ligne (voir un peu plus bas) détaille avec une grande précision les différentes phases de l’opération. Nous vous en fournissons en traduction la synthèse ci-dessous.

Pierre-Alain Lévy


Du plus haut de l’atmosphère martienne à la surface 7mn, et 14mn pour le signal de Mars vers la terre c’est à dire quand les scientifiques surent que la capsule contenant Curiosity avait entamé sa descente de l’atmosphère martienne peut être déja Curiosity s’était écrasé ou alors avait …réussi le formidable pari ?

La vitesse colossale de ralentissement de la capsule passe de 2092 km à l’heure à zéro et est totalement réglée par ordinateur sans intervention humaine et si la moindre erreur, la plus infinitésimale erreur intervient, c’en est fini

Le bouclier protecteur du module qui contient Curiosity atteint une température de 1600°, l’atmosphère de Mars est 100 fois plus mince que celle de la terre

Dans la phase finale, un parachute supersonique se déploie, il a été conçu pour supporter une force de 2,300t et pèse près de 50kg. Il descend à une vitesse de 321km/h à l’heure ce qui n’est pas suffisamment lent pour la suite de la descente aussi les scientifiques ont mis au point une « grue martienne » (Skycrane) qui remonte Curiosity et qui détermine et calcule en fonction des observations optiques simultanées avec la plus extrême précision le point précis d’atterrissage à l’intérieur du cratère Gale. À 20m au dessus de la surface de Mars elle déroule ses filins et descend lentement Curiosity pour qu’il se pose sur ses roues confortablement. Dès lors que Curiosity est posé les filins de fixation se détachent et immédiatement la grue remonte et s’en va à distance du rover s’écraser dans le lointain afin d’empêcher tous risques de chute sur le rover qui serait catastrophique


ÉCOUTER VOIR


Détails sur la photo de Curiosity. Source CNES

Autoportrait de Curiosity à Rocknest. 12 novembre 2012

Stationnant devant Rocknest, une ride sablonneuse à l’intérieur du cratère Gale, le rover Curiosity a utilisé la caméra MAHLI placée à l’extrémité de son bras robotique pour réaliser ce spectaculaire autoportrait à haute définition, mosaïque de 55 images individuelles.

Au second plan, sur la droite de l’image, apparaissent les premiers contreforts du mont Sharp, la destination finale de Curiosity. Sur la gauche et en arrière plan, on distingue dans le lointain les remparts du cratère Gale.

La résolution très élevée de l’image permet de déceler les premières traces d’usure sur les roues de Curiosity, dont les bandes de roulement sont déjà marquées par les graviers sur lesquels elles ont roulé.

Autre caractéristique étonnante de cette image, le reflet inversé, dans le miroir du télescope de l’instrument ChemCam, du paysage martien faisant face à Curiosity.
Juste devant le rover, on remarque dans la ride sablonneuse les 4 entailles que Curiosity a faites lors de ses premiers prélèvements d’échantillons de sol martien.

Les analyses menées sur ces échantillons par l’instrument CheMin y ont révélé la présence de feldspath, de pyroxène et d’olivine, une composition très proche de celle de certains terrains volcaniques hawaiiens.

De son côté, l’instrument SAM a analysé des échantillons d’atmosphère martienne et n’y a pas trouvé de traces décelables de méthane, un gaz dont la détection dans l’atmosphère martienne est toujours débattue surtout que celui-ci est rapidement détruit sous l’effet du rayonnement ultraviolet du Soleil.

Pour la France, le LATMOS et le LISA ont fourni un des 3 instruments de la suite SAM, le chromatographe en phase gazeuse (SAM-GC : Gas Chromatograph)

Le CNES assure, pour le compte de l’ensemble des partenaires nationaux (laboratoires), la maîtrise d’ouvrage de la contribution instrumentale française à MSL.


Illustration de l’entête: photo de Mars. Crédit Nasa


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