Animation movie and psychoanalysis

Le synopsis du film de Théodore Ushev, le réalisateur des Journaux de Lipsett, a le grand mérite de la concision et de la synthèse analytique: «Ce court métrage d’animation est une descente dans le maelström des angoisses d’Arthur Lipsett, célèbre cinéaste expérimental canadien, mort à 49 ans. Journal intime transfiguré en bombardement d’images et de sons, exploration d’une prodigieuse frénésie créatrice, tableau illustrant la chute vertigineuse d’un artiste dans la dépression et la folie, Les journaux de Lipsett est l’occasion pour Theodore Ushev de renouveler son esthétique pour coller au plus près du génie tutoyant la folie.»

Théodore Ushev, est un déraciné, à la sensibilité à fleur de peau, il est né en Bulgarie en 1968 et vit depuis quinze ans au Canada. Venant du monde du design et du théâtre, il s’est peu à peu tourné vers le court métrage et le film d’animation. Il puise ses influences dans le constructivisme et a été très marqué par la psychanalyse lacanienne. Les procédés et techniques cinématographiques qu’il utilise combinent à la fois le documentaire animé et la peinture.

Ce film d’animation Les Journaux de Lipsett, , constitue une de ses oeuvres les plus abouties et les plus fortes de Theodore Ushev, dans la centralité de sa véritable passion pour la psychanalyse, et fonctionne comme une catharsis, exprimant notamment un des points fondamentaux des théories de Jacques Lacan sur les cassures de l’enfance. Son univers esthétique est tout à la fois une combinaison sublime d’un travail artistique de peinture peu éloignée de l’expressionnisme et de vues photographiques d’actualités devenues des icônes de souffrance et symboles d’un vingtième siècle sanglant.

Ce film a été primé dans de nombreux festivals

Pierre-Alain Lévy


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