Art in the streets


Pour la deuxième année, faire de la ville de Grenoble un musée à ciel ouvert, tel est l’idée d’un collectif d’étudiants avec le soutien de la ville.

Le Projet Reg’Art

Une centaine de créations provenant de personnes de divers horizons imprimées et affichées aléatoirement dans près de 200 espaces publicitaires, et se déclinant sur le thème : «Il faut le voir pour le croire». L’exposition se déploie dans les rues de Grenoble jusqu’au 19 Mai 2014. Un évènement pour le moins unique en France !

Reg’Art est un projet porté par l’association Zone Art de l’école de Commerce, École Grenoble École de Management. Composée de près «de 200 étudiants sur-motivés», comme l’indique avec une fougue bien sympathique le bureau des élèves. L’association propose tout au cours de l’année de nombreux événements artistiques.

Il s’agit de faire entrer l’art dans l’espace publicitaire urbain pour apporter la culture au plus proche du quotidien des gens. Une forme du Street Art. La publicité est placée dans des endroits stratégiques et n’a pas forcément de restriction géographique alors que la culture, plus libératrice est cloisonnée dans un espace restreint qui n’est pas toujours facile d’accès. Le public peut ainsi découvrir à son rythme et selon ses désirs toutes sortes de créations, il dispose d’une carte interactive pour repérer l’oeuvre, il s’agit comme l’indique un élève : «de démocratiser l’art sans pour autant le vulgariser». Le but est donc de permettre à la culture de se propager en utilisant le potentiel de l’espace publicitaire. Une manière intelligente et subtile de rendre la ville plus poétique. La ville de Grenoble montre l’exemple, tout récemment en effet les abribus du réseau de tramway étaient décorées d’oeuvres d’art réalisées par des artistes tant professionnels qu’amateurs et placées à travers la ville de façon aléatoire.

L’idée imaginée par les étudiants de Grenoble fait son chemin, et de l’autre côté de l’Atlantique à New York des oeuvres d’art vont bientôt s’afficher sur les panneaux publicitaires. Rêvons de nouveaux Médicis planétaires qui s’appelleraient Ogilvy, Publicis ou Decaux !

P-A L

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Notre site utilise des 'cookies' pour améliorer votre expérience et son utilisation. Si vous le refusez vous pouvez les désactiver. Accepter En savoir plus