Such a beautiful, gorgeous and wonderful artistic show in a unique and extraordinary place : a stone quarry in Les Baux de Provence in southern France, between Avignon and Marseilles. Nothing but dreams and a paradisiac perfume


Le spectacle aux Carrières de Lumières des Baux de Provence : Unique !
À découvrir, voir ou revoir jusqu’au 3 janvier 2016. Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, les géants de la Renaissance.


Une nouvelle exposition aux Carrières de Lumières est toujours un événement, surtout lorsque des Géants de la Renaissance envahissent les monumentales parois des Carrières dans un espace colossal de 7000 m2 ! Bien sûr, on peut ne pas bouger, se poser et regarder ; le spectacle reste fabuleux. Mais si dans la pénombre vous souhaitez vivre l’aventure, chavirer dans la Renaissance, basculer dans le XVè et XVIe, vous envoler pour Florence, Milan, Rome, de façon plus saisissante encore, optez pour une visite dynamique, promenez- vous, envahissez les lieux. Les images et les chefs-d’œuvre jailliront de toutes parts avec plus de ferveur.

« Il ne s’agit pas simplement de montrer des oeuvres mondialement connues. Avec Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, nous nous sommes attachés, comme pour nos précédents spectacles, à créer une forte vibration émotionnelle entre l’animation des images, la musique et notre mise en scène originale », confie Gianfranco Iannuzzi , l’un des réalisateurs du spectacle.

La fréquentation est excellente en 2015, commente Augustin de Cointet de Fillain, Directeur du château des Baux de Provence et des Carrières de Lumières.
Elle a augmenté de plus de 10% par rapport à l’an passé (plus de 260 000 visiteurs au 31/07/15). Le retour de ces visiteurs est toujours excellent.


Sont particulièrement remarqués cette année : le fond (proximité des œuvres, déplacement de fresques, découverte inédite de maîtres très connus) et la forme (mise en musique, puissance du spectacle, progrès technique), précise encore le Directeur. Nous avons peu ou prou de retours négatifs. Certains visiteurs préfèrent cette exposition parmi toutes les autres, d’autres penchent pour Klimt. Il ne s’agit pas de dire que l’un ou l’autre soit moins bon car il s’agit-là de questions de préférences subjectives. Il revient souvent que le spectacle sur Klimt « transporte » alors que celui-ci, consacré aux peintres de la Renaissance, « élève »…

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Pour la première fois, le public a pu assister à la projection intégrale, en nocturne, des spectacles produits depuis leur ouverture en 2012. Chaque soir, les spectacles « Gauguin – Van Gogh, les peintres de la couleur » (2012), « Monet, Renoir… Chagall, voyages en Méditerranée » (2013) et « Klimt et Vienne, un siècle d’or et de couleurs » (2014) furent exceptionnellement rediffusés.

«Nous avons programmé de nouvelles rétrospectives, vu le succès des éditions d’août. Elles auront lieu les vendredi 18 et samedi 19 septembre» , commente Augustin de Cointet de Fillain.

Quand on l’interroge sur la difficulté d’organiser ces soirées projections, il confirme: «Effectivement la technologie a encore évolué, on a amélioré le réseau de diffusion, la qualité des vidéos projecteurs, ce qui fait que la cartographie graphique, et la puissance ne sont pas les mêmes. On doit réadapter l’ensemble des spectacles en tenant compte de tous ces changements, comme à chaque fois que l’on réalise une plus value technique. Il y avait notamment pour Gauguin/ Van Gogh une nouvelle scénographie a étudier, car à l’époque de ce spectacle, nous n’avions pas encore ouvert une des parties hautes de la salle de spectacle, ces nouvelles parois de projection que nous utilisons aujourd’hui.


Paradoxalement, les rétrospectives ont attiré des gens qui avaient déjà vu le spectacle et avaient envie de le revoir. Nous avons accueilli des touristes étrangers ou français, mais un plus grand nombre venait de toute la région. Ce n’était pas majoritairement un nouveau public.»

Le futur spectacle se prépare « en coulisse ».

L’an prochain (début mars 2016) le spectacle portera sur Marc Chagall. Là encore, renouvellement, nouvelle ambiance, certainement plus colorée et gaie.|center>

Pourquoi Chagall ? Augustin de Cointet de Fillain explique ce choix : “ Nous pensions déjà travailler sur Chagall en 2015. Comme nous souhaitions le faire en parfaite coordination avec le Comité Chagall, il a fallu prendre le temps de le faire dans les meilleures conditions possibles. Il faut qu’il nous donne son accord et son consentement de cœur…C’est toujours un peu plus compliqué, sans être péjoratif, lorsqu’un comité est très présent. Avec le Vatican pour la Renaissance Italienne, c’était plus simple. Ils vérifient ce que l’on fait, certes, mais comme Chagall est beaucoup plus contemporain, les ayants droits, les dépositaires de ses œuvres sont davantage présents et c’est normal. Ils sont là pour vérifier que l’on ne fait pas n’importe quoi. Cela demande plus de temps…

Chagall avait déjà été un peu abordé lors de l’exposition Renoir, Monet, Chagall. Oui, justement, mais nous n’étions pas allé assez loin. C’est tellement riche, il a tellement d’œuvres à montrer, tellement de choses à faire, tellement de matières et tellement de possibilités de rentrer dans les oeuvres…

D’un point de vue musical, la voie est libre ! On pense au plafond de l’opéra de Paris, son illustration de « L’Oiseau de feu »… Exactement, toute l’œuvre de Marc Chagall illustre ce lien entre peinture et musique… Tout n’est pas encore fini. Le choix des musiques, comme le choix des thèmes du reste, se fait de façon assez collégiale entre Bruno Monnier, le Président de Culturespaces, Sophie Aurand, Directrice, Gianfranco Iannuzi et moi-même. Cela reste ouvert. Pour le choix de la musique, c’est le plus souvent Gianfranco Ianuzzi qui est à l’origine. Il crée son spectacle, il propose donc, mais il y a un vrai dialogue entre nous tous. On peut parfois avoir des idées sur une musique extraordinaire, mais qui ne collera pas forcément avec l’image que l’on a choisie. Si la musique va bien avec l’image, elle n’ira pas forcément avec le rythme, d’autres illustrations colleraient parfaitement sur les deux plans, mais sont trop longues et on ne peut parfois pas les couper ! Ce travail de scénographie musicale n’est pas évident, conclut le Directeur des Carrières. Mais on se fait tout de même plaisir dans un répertoire immense ! Ne dévoilons pas tout, mais il y aura un peu de Papageno de La Flûte enchantée de Mozart et le public fera aussi un beau voyage en Russie que ce soit dans le choix des peintures comme dans celui des extraits musicaux. Un voyage au cirque, à l’opéra, dans les cathédrales, dans la peinture bien sûr… Je dirai, dans la peinture, encore différemment que dans les précédents spectacles, puisque l’on a accentué pour celui-ci, le grossissement et cette idée de rentrer dans la toile prendra tout son sens… Un zoom qui révèlera tout : un détail, un trait de pinceau, l’épaisseur de la matière. Il s’agira presque d’une recréation à partir d’une œuvre.”


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Retour à la Renaissance mise en scène

Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël sont mis en scène grâce à un dispositif technologique de pointe, qui associe musiques et images, et encore une fois, les morceaux choisis, parfois contemporains, rythment joliment le spectacle. « Cette année, nous avons alterné des choix d’auteurs classiques – Pergolèse, Bach, Verdi, Bruckner – et auteurs contemporains – Harvey, Barber – pour créer des moments et atmosphères d’écoute propices à la contemplation ou à l’interprétation des œuvres mises en scène. Les choix ont été faits pour que la musique apporte au spectacle l’élan que la Renaissance Italienne a apporté à la peinture et à l’art » précise Gianfranco Iannuzzi.

Cet espace des Carrières aurait pu, de prime abord, paraître moins adapté qu’il ne l’a été pour les expositions très colorées du passé. On songe à « Klimt et Vienne, un siècle d’or et de couleurs », ou encore « Monet, Renoir, Chagall… voyage en Méditerranée » ou encore Gauguin, Van Gogh… Dans les sombres carrières, ce fut une explosion de couleurs.

Les palettes parfois plus saturées des peintres de la Renaissance, plus minimalistes ne vont-elles pas perdre de leur éclat ? Nenni, La Joconde ainsi exposée ne pâlit pas, bien au contraire. Et les carnets de dessins de Léonard de Vinci, qu’une force invisible feuillette pour nous, livrent dans une palette réduite, tout le génie de l’artiste sur grand écran.|center>

La période dans laquelle ont évolué Michel-Ange, Léonard de Vinci et Raphaël est certainement l’une des plus riches de l’histoire de l’art. Le spectacle met en scène cette richesse qui s’exprime dans tous les arts : le dessin, la peinture, la sculpture et l’architecture.


Les outils de l’informatique et du multimédia ont permis d’accéder à la représentation tridimensionnelle, décomposant tableaux et sculptures dans leurs détails et leurs différents plans de perspective.

Le spectateur découvre différemment ces joyaux de l’histoire de l’art dans le respect le plus absolu des artistes et de leurs oeuvres.

On s’introduit dans des Palais de la Renaissance italienne, dans les Loges ou encore les Chambres du Vatican, dans la Villa Farnesina, la Chapelle Sixtine… on visite même les carrières de Carrare chères à Michel-Ange et voir ainsi la roche se métamorphoser en sculptures dans cette architecture de pierre relèverait presque de la sorcellerie.

Magique encore de redécouvrir des oeuvres intemporelles telles que L’Annonciation, la Vierge à l’Enfant avec Sainte Anne, La Joconde ou encore La Cène de Léonard de Vinci, la Dame à la Licorne, l’École d’Athènes ou le Triomphe de Galatée de Raphaël, Le Jugement dernier ou La création d’Adam de Michel-Ange. C’est d’ailleurs avec l’envol d’oiseaux au-dessus des monuments de Rome que débute le spectacle. Les mains de La création d’Adam se dessinent et s’animent, pour évoquer bien sûr la célèbre fresque sous la voûte de la Chapelle Sixtine, mais aussi pour inviter et guider le spectateur dans ce voyage extraordinaire.

Il est encore question de voyage dans l’interlude proposé entre chaque projection : Le voyage imaginaire, un hommage à Jules Verne : « Ce spectacle inédit explore le monde tel un homme qui, en équilibre sur le fil de son imagination, nous porterait là où on a toujours rêvé d’aller, des étendues intergalactiques aux profondeurs des abysses et de la terre elle-même… Jules Vernes et sa fantaisie prémonitoire », explique Gianfranco Iannuzzi.

Pétra Wauters


Ce spectacle des Carrières de Lumières est produit par Culturespaces et réalisé par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi.

Infos pratiques :
Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, les Géants de la Renaissance
jusqu’au13 janvier 2016, tous les jours

jusqu’au 30 septembre 2015 : de 9h30 à 19h
Du 1er octobre au 3 janvier 2016 : de 10h à 18h
Carrières de Lumières : Route de Maillane 13520 Les Baux de Provence

Plein tarif : 10,5 € / TR : 8,5€ /gratuit enfants – 7 ans
Tél. 04 90 54 47 37

Recommandation: Même si vous projetez une visite au printemps ou en été, n’oubliez pas de bien vous couvrir !


WUKALI 12/08/2015
Courrier des lecteurs: redaction@wukali.com


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