A dark thriller


Savez vous ce qu’est un « snuff movies  » ? En bon français, on dirait un film retraçant une mort en direct. C’est plus long, soit, mais tout aussi explicite. Des films comme cela, il suffit d’aller sur la toile et, hélas, on en trouve pas mal, surtout depuis qu’un certain mouvement terroriste s’inspirant (de très loin) de l’Islam en a fait une de ses marques de fabrique. Mais il s’agit là de films de propagande et non « d’histoires scénarisées ». Or, ce genre de films, hélas, existe. On ne va pas faire de la psychologie de bas étage pour essayer de comprendre les motivations des personnes qui regardent ce genre de films ([**Marc Charuel*] non plus, d’ailleurs). Ce qui est certains c’est que pour pouvoir visionner ces horreurs, certains tordus sont prêts à dépenser beaucoup d’argent. Et qui dit argent à se faire, dit « mafia » (ici une triade chinoise) pour ramasser le pactole. Pour eux, la motivation est très claire : faire de l’argent, peu importe comment : la drogue, la prostitution, la pédophilie et j’en passe, alors pourquoi pas la mort puisqu’il y a « un marché ». Après il y a la motivation de ceux qui assassinent et qui filment leur « travail  ».

Dans [**Les abysses du mal*], c’est un ancien soldat d’élite qui a été entraîné, quasiment « formaté » pour tuer. Et en plus il est très très bien rémunéré par ses donneurs d’ordre.

Pour pouvoir « visionner » (contre monnaie sonnante et trébuchante), il faut passer par le célèbre « dark net » (la toile noire en bon français). Non seulement l’accès n’est pas à la portée de l’utilisateur moyen de la toile, mais en plus pour trouver ce genre de « documents », il est nécessaire de connaître des cheminements assez compliqués et de montrer continuellement « patte blanche ».

Les abysses du mal, le dernier roman de [**Marc Charuel*] que nous connaissons bien essentiellement grâce à son roman : Le jour où tu dois mourir), a pour toile de fond une histoire de « snuff movies  ». On a tous les ingrédients, parfaitement dosés pour rendre la lecture de ce livre plaisante, palpitante : un commandant de police traumatisé par la mort d’un ami et qui trouve un moyen de continuer son enquête ; des policiers plus ou moins « troubles » ; un ancien parachutiste, tireur d’élite craignant un conflit en métropole, « papa poule » surprotégeant sa fille adulée ; la fille Sandra, d’une très grande beauté, qui veut partir au Vietnam sur les traces de son grand-père rescapé de la guerre d’Indochine ; une lesbienne, droguée, sadique et un monstre froid, tueur par plaisir. Vous mélanger tout ça tout en montrant de réelles connaissances précises en matière d’armes et d’informatique (un peu moins en matière policière), et vous avez un roman de bonne facture.

Un « thriller » réussi. Pas particulièrement original, mais bien écrit. Dans son domaine c’est une bonne réussite. Dire que dans dix ans on s’en souviendra, des lecteurs comme moi en doutent. Mais pourquoi priver de leur plaisir, ceux qui « dévorent » ce genre de roman ? Ce qui est certain, c’est qu’ils passeront un très bon moment de lecture. Et c’est très bien pour eux.

[**Émile Cougut*]|right>


[**Les abysses du mal
Marc Charuel*]
éditions Albin Michel. 21€50


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WUKALI 02/02/2018)]

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