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La petite Chronique croquignolette de Pierre-Alain LÉVY.


Le monde de la musique constitue un vivier de thèmes où puisent le cinéma et le film d’animation tout particulièrement. Nous avons sélectionné pour cette période de vacances rien moins que cinq films illustrant (et le verbe est approprié) deux oeuvres très célèbres: Pierre et le Loup et La Danse macabre

L’histoire de Pierre et le Loup de Serge Prokofiev, c’est un peu l’abécédaire de la musique, une pédagogie subtile pour faire découvrir (et aimer !), les instruments de l’orchestre à un jeune public. Nous en connaissons de multiples versions avec un récitant choisi pour sa voix, son charisme ou sa présence scénique, de Gérard Philippe à Peter Ustinov et bien d’autres personnalités. Et quel parent (dont je fus) n’a-t-il offert le disque ou le CD de l’oeuvre à son enfant en tout petit âge scolaire, revenant sur la place de chaque instrument, qui du basson ou de la clarinette dans l’histoire !

Le film d’animation de Suzie Templeton que nous avons sélectionné a reçu l’Oscar du meilleur court métrage en 2008. Beaucoup d’élégance et un méticuleux travail de fabrication des petits personnages tout à fait intéressant

Pierre et le Loup



La Danse macabre . Version 1. 2010

Le réalisateur manifestement manque d’imagination et paraphrase sans grande fantaisie la musique. La représentation de squelettes dansant n’est pas en soi une trouvaille, et cela devient très rapidement lassant. Le meilleur reste à trouver dans le générique de fin quand apparait le nom du compositeur et l’on découvre avec grande surprise celui de Franz Liszt en lieu et place de Camille Saint-Saëns! En voilà encore un qui a du confondre canabis avec poudre de perlimpin !


La Danse macabre 2

Un film réalisé en 1985 par David Prebenna bien connu dans l’univers de l’édition de bandes dessinées pour enfants. Chaque dessin permet d’illustrer le déroulement de la Danse macabre et colle à la musique, c’est une version plutôt sympathique, et s’il n’y a d’évidence, pas d’effets d’animation car il s’agit là exclusivement de plans fixes, la multiplicité des dessins, leur style et leur coloration compensent allègrement l’absence de mouvement et laissent ainsi une plus grande place à l’imagination


Nous ajoutons deux autres versions reprenant le thème de la danse macabre ( mais non la musique de Saint-Saëns), celle de Disney The silly symphony réalisée en 1929 par Ub Iwerks, un bijou en noir et blanc, tout y est : la fantaisie, la drôlerie, la magie, du grand art !


Cette dernière version Skeleton Frolic a été réalisée par Ub Iwerks après qu’il eut quitté Disney. 1937 Columbia Pictures

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