À cinq voix près, en novembre dernier, une étonnante majorité hétéroclite soutenue par Nathalie Kosciusko-Morizet du groupe des Républicains et les Verts de EELV , avait retoqué la Tour Triangle, le projet des architectes suisses Herzog & de Meuron, prévue pour le parc des expositions de la Porte de Versailles au sud-ouest de Paris. Une réaction à ce camouflet qui défiait le bon sens et portait ombrage à l’image et la compétitivité de Paris s’en suivit. Une pétition de plusieurs milliers de noms que Wukali d’ailleurs avait signée, avait alors comme une trainée de poudre embrasé l’opinion publique et rassemblé moult signatures en faveur de la construction de la Tour.

C’est en effet un grand et beau projet, de ceux que l’on désigne comme un projet phare. Tout à la fois une marque d’identification dans le paysage architectural, une proposition économique novatrice créatrice d’emplois, et bien entendu une image héraldique et moderne de la capitale. Cette tour combinera différents niveaux d’activité, des bureaux, un hôtel, un espace culturel.

Le projet légèrement modifié est revenu à la conquête des voix des conseillers municipaux, bien structuré et aiguillonné par Anne Hidalgo, et lors de la séance du Conseil de Paris du 30 juin dernier, il a remporté enfin l’adhésion d’une majorité par 87 voix pour et 74 contre.

Comme aurait dit Charles Pasqua ( paix à sa mémoire) qu’un illustre personnage comparait à une girouette, et reprenant le mot célèbre d’Edgar Faure: «ce n’est pas moi qui tourne, c’est le vent…!»

Pierre-Alain Lévy


WUKALI 03/07/2015
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