Tex Avery , the very best !


Ce sont les vacances, faisons nous un petit plaisir avec ces trois films de Tex Avery : Oh Wollfy, Red hot riding hood et cette dernière séquence extraite des Looney Tunes .

Tex Avery (1908-1980) est un réalisateur américain et quel réalisateur! Son nom est emblématique de cet Hollywood de la grande époque et de ses grands studios pour lequel il a travaillé et qui s’appellent : Universal, Warner Bros. et Metro-Goldwyn-Mayer. Il fut l’un des maîtres de l’histoire du film d’animation, ce que naguère encore l’on appelait en français le dessin animé

Tous ses personnages nous sont connus: Bugs Bunny, Elmer Fudd, Porky Pig, Wolffy et Daffy Duck

Olécio partenaire de Wukali

Quelle drôlerie et surtout, quelle liberté de ton! Ici nulle puritanisme ni pudibonderie. Dans ses films une Amérique que l’on aime, truculente, joyeuse,un peu braque et fantaisiste, un peu anglo saxonne et tellement latin lover. Avec Wolffy et ses égéries féminines, un érotisme enjôleur inonde la scène, Tex Avery est dans la droite ligne de Betty Boop et des Fleischer Studios des années 30 qui l’ont précédé.

Dans les deux films dont Wolffy est le héros, si l’érotisme est incandescent il n est jamais vulgaire. La starlette de music hall dispose d’atouts généreux aux formes désirables et charmeuses et sous les feux des projecteurs danse, chante jusqu’à faire chavirer les sens du loup qui succombe !

Dans Red hot riding hood , certaines séquences sont irrésistibles telle celle par exemple de Wolfy subjugué par la sensualité que dégage la starlette. Celle du mâle séducteur pris dans les rêts d’une présence féminine toute de chair, de charmes et de volupté joyeuse. Son hurlement hypnotique, et les images de ses yeux convulsés hors des orbites avec son corps en lévitation horizontale sont devenus de superbes morceaux d’anthologie.



Quant à cette séquence tirée des Looney Tunes et si je devais traduire «Looney», j’opterais pour «givré» dans le sens de doux dingue. L’action se déroule dans un musée qui ressemble bien au Louvre et non seulement sommes-nous de plain pied avec des tableaux célèbres que nous croyons rapidement reconnaitre: La Montre molle de Dali, Le cri de Munch, une affiche de Lautrec ou Promenade sur l’île de la Jatte de Seurat, mais dans la bande son aussi quelques pépites et scies musicales revues et adaptées telle les Portraits d’une exposition, les Quatre saisons ou le French Cancan, le tout enjoué et farceur.

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Pierre-Alain Lévy


WUKALI 15/08/2015



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