Mark Coppey a brilliant cellist


Sa bio commence ainsi : « Marc Coppey remporte à 18 ans les deux plus hautes récompenses du concours Bach de Leipzig…il fut remarqué par Yehudi Menuhin

».
Un début de carrière qui le mènera à Moscou puis sur les plus grandes scènes du monde. Il a 46 ans aujourd’hui, sa consécration et son rayonnement jamais démenti nous apparaissent comme une belle évidence. Ce mardi 1er mars au Grand Théâtre de Provence, dans ce programme Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn et Samuel Barber, à la fois doux, intense, brillant, le public aura bien compris qu’il venait d’assister à un concert unique !


On ne s’étonne guère de le voir salué comme l’un des plus sensibles violoncellistes du monde musical et, à la direction de la formation de chambre, le soliste du Zagreb, c’est la cerise sur la gâteau. Cette formation est tout simplement magnifique et ce fut pour beaucoup une belle révélation. Quelle merveilleuse idée de la part de cet ensemble croate de confier sa direction au violoncelliste français ! C’était en 2011. Là encore, une rencontre évidente et une opportunité pour les mélomanes de redécouvrir une formation de cette qualité. Ensemble, ils ont abordé avec une égale aisance les œuvres de Mozart, Haydn et Barber et en bis, Bartók. Dans ces quatre propositions, les solistes ont pu donner toute la mesure et tout le dynamisme de leurs cordes.

Mozart, « Divertimento en ré majeur », une œuvre populaire et connue, mais c’est comme si nous l’écoutions pour la première fois. A la fois profonde et spectaculaire, elle a permis un jeu brillant, et le premier violon, Marin Maras, fut de bout en bout parfait. On est loin de Haydn, musicalement, et c’est ce qui fait tout l’intérêt du programme.
Haydn en deuxième partie, avec un concerto pour violoncelle d’un lyrisme élégant, a également séduit.

Dans une belle assurance, Marc Coppey a fait preuve de la virtuosité nécessaire pour aborder une telle œuvre. Quand on vient d’écouter ces morceaux, comment peut-on imaginer que le concert irait crescendo en qualité ? Ce fut le cas ! Barber, comme rarement entendu. Adagio pour cordes, ainsi joué touche au cœur, parle à notre âme, et le public de partir pour un voyage divin dans un état méditatif, contemplatif. Comment peut-on toucher à ce point ? Un mot vient à l’esprit, la réponse est sans doute la générosité ! Tout s’inscrit dans le partage, et ce concert généreux fera date !

Pétra Wauters


Tournée avec les Solistes de Zagreb : Marc Coppey (direction & violoncelle)


WUKALI 05/03/2016
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Illustration de l’entête: Les solistes de Zagreb et Marc Coppey. © Romano Grozic


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