Le sculpteur corse qui exerce dans le village de Vignale près de Borgo en Haute-Corse, façonne depuis 2010 des matières brutes : béton, acier ou bois.

[**Cyril Maccioni*] a choisi de proposer des sculptures animalières persecutées par l’homme. A l’instar de son grand aîné [**Francois Pompon*], lui a choisi uniquement le noir en préférant cette fois des supports plus techniques comme la fibre de carbone.

Tout comme **Pierre Soulages,*] cette [non-couleur que le philsophe [**Alain Badiou*] a bien cerné par son éclat particulier, attire, effraye, excluant toute fausse note dans les formes épurées par la main de Cyril.

Cyril a transmis l’âme brut de la bête : que ce soit l’ours face à l’Homme, la gueule ouverte ; le cheval se cambrant, le requin blanc, devenu noir, la panthère, le loup ou enfin le géant des forêts tropicales africaines, le gorille.

Les significations du noir nous renvoie à nos expériences effrayantes personnelles : la nuit, la mort, le mal, le vide, le cosmos, le fond sous marin… pourtant les oeuvres captent tout autant la lumière que les regards.

Captivés par ce noir de nos frayeurs intimes, nous sommes alors postés face à notre propre acte d’extermination.

Ces animaux en deuil exposés dans ces cubes blancs (les pièces des galerie le sont souvent) nous terrifient et soulignent notre mauvaise conscience.

Si vous allez cet été en [**Corse*], foncez voir les deux expos de Cyril Maccioni, à [**Porto Vecchio*], à la Galerie Simply’Art ou à l’Espace Saint Jacques de [**Bonifacio*] jusqu’au 2 juillet 2017

[**Jérôme Pilleul*]


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 08/06/2017

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