Forest bathing, a cornerstone of preventive health care and healing in Japanese medicine


Dans le cadre des « nouvelles thérapies », depuis quelque temps, on entend parler d’une pratique venant du Japon : le [**shinrin-yoku, 森林浴*], le bain de forêt en bon français. Comme d’habitude, il ne s’agit que d’une adaptation de cette pratique ancestrale qui fait partie non seulement de la philosophie taoïste, mais surtout de la médecine traditionnelle qui est basée (comme la chinoise) sur les actes préventifs et non curatifs. Galilée était romain et non chinois, coréen ou japonais. Mais ce n’est pas parce que les bains de forêts ne sont pas intégrés dans les canons de la médecine occidentale que, de fait, ils ne correspondent à rien, n’ont strictement aucun effet sur la santé des hommes. Et ce d’autant plus que se multiplient les études sur les végétaux, leur façon de communiquer entre eux et même pour certain sur la « conscience » végétale. Et puis, quoiqu’on en dise, la pharmacopée occidentale, à la base (et encore de nos jours), s’est développée à partir des végétaux. Et puis, tous les anthropologues connaissent l’importance des arbres et de la forêt auprès des chamans. Il en reste des traces dans notre culture : qui n’a pas vu une personne (ou fait d’ailleurs) enlacer un arbre et ressentir « quelque chose », une énergie du à la communion entre l’arbre et l’homme.

Aussi, à moins d’être particulièrement obtus, « fermé » aux autres cultures humaines en étant persuadé que la notre est supérieure à toute les autres (ce qui montrerait un sentiment montrant une intolérance certaine), pourquoi ne pas aller essayer de comprendre ce que d’autres êtres humains font, pensent. Bien sûr, il faut faire attention, très attention, combien de mouvements « New age », bouddhistes, hindouistes, etc se sont avérés être des « attrapes-gogos », voire, il faut appeler un chat un chat, des sectes.

Beaucoup trop de personnes se sentent attirer par l’ailleurs, cherchant chez les autres ce qu’ils n’arrivent pas à trouver chez eux et qui le plus souvent se trouvent devant eux. Ils oublient la morale de Candide. J’ai dernièrement fait la recension critique d’un jeune homme qui est allé chercher la spiritualité en Inde, qui nous a concocté un vrai guides des ashrams et de leurs gourous, tout en se plaignant du coût de sa quête. Et il n’est pas difficile de remarquer que ce qu’il recherchait en Inde se trouve dans la spiritualité du monachisme occidental.

C’est pour dire que quand j’ai eu entre les mains ce petit livre de [**Bettina Lemke*], mon esprit était en recul, sans pour autant être, a priori, contre son contenu. Et j’ai été plus que très agréablement intéressé par son contenu.

Bettina Lemke commence par citer ses sources, les études japonaises les plus sérieuses (bien entendu j’ai procédé à quelques recherches pour ne pas me faire intoxiquer par des pseudo scientifiques) sur les bains de forêt. Et de fait, moi qui adore faire des marches en forêt, j’ai pu mettre des mots, des concepts sur ce que j’ai ressenti au niveau d’un certain bien-être. Les scientifiques japonais, vont plus loin et parlent de renforcement du système immunitaire, de baisse de tension artérielle, de baisse du stress, etc. En quelque sorte, ces bains de forêts nous permettent de nous prémunir de bien des maux qui nous essayent.

Préventif, pas curatif, mais sûrement très bénéfique pour notre sécurité sociale, Bettina Lemke nous conseille des exercices à faire pour vraiment, pleinement bénéficier des bains de forêt : respiration, relaxation, et bien sûr, on s’y attendait un peu, le yoga en forêt. Alors, qu’est-ce qui est le plus efficace, les bienfaits de la forêt ? La relaxation ? Bien respirer ? Certainement tout à la fois.

Et puis, Bettina Lemke ajoute une série de véritables portrait d’arbres : le chêne, le bouleau, l’if, etc., ces arbres qui nous entourent. Elle nous livre dans de courtes notices leur histoire mythologique, leurs symboliques (par exemple le sapin symbole de vie et de lumière) leurs caractéristiques médicinales voire culinaires (les jeunes feuilles de noisetier sont d’excellent substitut aux épinards).

Ce petit livre est une agréable introduction à une médecine préventive qui a fait ses preuves en Asie et qui plus est ne peut que nous apporter une certaine félicité et une grande détente. Pourquoi se priver ?

[** Pierre de Restigné*]


[**Le petit livre des bains de forêt
Bettina Lemke*]
éditions Albin Michel. 12€90


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WUKALI Article mis en ligne le 01/12/2018)]

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