Depuis le début de la crise au Mali, l’UNESCO travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales du pays dans le but de mettre en place des mesures d’urgence pertinentes, comme le développement de plans avec coordonnées géographiques du patrimoine et un « Passeport patrimoine » pour prendre conscience et protéger le patrimoine culturel du nord du Mali.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a effectué une visite au Mali le samedi 2 février avec le président français François Hollande et le président par intérim du Mali Dioncounda Traoré.

L’UNESCO a initié une série d’ateliers afin de combattre le trafic illicite des biens culturels, en coordination avec INTERPOL, l’Organisation mondiale des douanes, et les forces de police spécialisées française et italienne.

Les biens du patrimoine mondial de Tombouctou et du Tombeau des Askia ont été sérieusement affectés par le récent conflit et sont actuellement inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril, moyen permettant unemobilisation internationale de fonds et d’attention sur la sauvegarde de ces sites
.
En plus de l’assistance financière fournie par le Fonds du patrimoine mondial et par le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la Directrice générale a créé un compte spécial afin d’offrir une assistance d’urgence au Mali. Ce compte vise à soutenir le gouvernement malien dans l’évaluation des dommages et impacts sur le patrimoine matériel et immatériel, ainsi que dans la réalisation d’opérations de reconstruction et de réhabilitation des biens touchés dès que la situation sécuritaire le permettra. Il s’agit aussi de renforcer les capacités des gestionnaires des sites et les communautés locales à Tombouctou et à Gao dans la gestion et la sauvegarde de leur riche patrimoine.

Les trois grandes mosquées de Tombouctou, Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahi, ainsi que les 16 mausolées ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. En 2004, le tombeau des Askia dans la ville de Gao a été inscrit à son tour. Suite à la destruction de 11 des mausolées et des portes de Sidi Yahi, en juillet 2012, les deux sites ont été inscrits sur la liste de du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO. L’UNESCO a fourni des cartes topographiques et les coordonnées des sites aux forces armées du Mali, de la France et du Tchad pour aider à prévenir le bombardement de ces monuments.

Environ 300.000 manuscrits sont conservés dans des collections privées et publiques à Tombouctou. Beaucoup d’entre eux datent du 13ème au 16ème siècles, rédigés par les savants de la ville et d’ailleurs, échangés sur les anciens marchés d’Afrique du Nord, d’Al-Andalus et des pays les plus à l’est de la région arabe. Ces manuscrits anciens apportent un témoignage unique d’une civilisation millénaire, sur des sujets comme les études religieuses, mathématiques, la médecine, l’astronomie, la musique, la littérature, la poésie et l’architecture.


WUKALI 23/02/2013

Wukali remercie le service communication de l’Unesco qui a fourni toute la documentation nécessaire à la rédaction de ces articles


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