A surrealistic vision of love


Le rendez-vous du film d’animation du samedi.


La chronique de Pierre-Alain LÉVY.


On ne compte plus les festivals internationaux, et parmi les plus illustres, où les films d’animation du canadien Erick Oh triomphent. « Heart », sorti en 2010, est un petit bijou qui excelle dans des nuances monochromes grises sublimées par le rouge, le coeur. Les personnages pourraient droit sortir d’un tableau d’André Masson, de Salvador Dali ou de Joan Miró. Mieux encore ils partagent les similitudes alanguies des chairs flasques des sculptures d’Henri Moore.


La réalisation est particulièrement soignée utilisant tout à la fois les techniques digitales et un travail minutieux de calibrage individualisé. Erick Oh a fait partie de l’équipe des studios Pixar

Un univers surréaliste sorti d’un anthropomorphisme teinté de fantastique. Des créatures molles, des identifications poétiques, des mondes en opposition qui s’affrontent animés et énergisés pour la possession de ce petit rien, couleur hémoglobine, qui pulse et qui bat, ce coeur de rien du tout, sans lequel nous ne serions que néant et dont la scansion haletante et tendue nous met toujours en émoi. Vivrait-il aussi dans le cyber espace et le ballet des étoiles et des planètes obéirait-il à quelque mystérieuse surexcitation amoureuse ?

Pierre-Alain Lévy


Ne manquez à aucun prix le film d’animation qui sera mis en ligne Samedi 9 août prochain. Un véritable petit chef d’oeuvre de drôlerie et d’humour anglais. Oui, vraiment, vous allez A-DO-RER, parole de Wukali, qu’on se le dise !


WUKALI 2/09/2014


Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Notre site utilise des 'cookies' pour améliorer votre expérience et son utilisation. Si vous le refusez vous pouvez les désactiver. Accepter En savoir plus