Aix Easter music festival ended with beauty


Dernière soirée du festival, dimanche 23 avril 2017. Une salle comble pour cette cinquième carte blanche à[** Renaud Capuçon*] et c’est sans doute l’une des plus belles propositions que l’on ait pu faire pour clore un festival. Donner carte blanche au « violoniste et globe-trotter », comme Renaud Capuçon se définit lui-même, c’est un peu faire un voyage formidable avec le violoniste et ses amis musiciens, et partir à la découverte de quelques uns des ses coups de cœurs.

Belle soirée qui a exploré de multiples facettes du romantisme avec le concerto pour violon de[** Menselssohn*], d’une beauté mélodique captivante, ou encore avec la Symphonie n°9 d’[**Anton Dvořak*], du « Nouveau monde », chef-d’oeuvre qui retrouve, avec le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par [**Charles Dutoit*], le souffle épique qu’on lui connaît. La soirée débutait par Le Carnaval romain de [**Berlioz*], une mise en bouche qui donnait le ton. Un carnaval affirmé, solide, joyeux, avec un épisode au cor anglais d’une tendresse inouïe. Une musique généreuse qui respire, Et pour cause. Chaque geste de Charles Dutoit est habité par la musique, et l’orchestre de le suivre, galvanisé par sa présence. On se souviendra longtemps de ces phrases musicales amples, ses magnifiques contrastes entre majesté et légèreté, vigueur et frémissement. Tout respire, nous le disions, et nous de retenir notre souffle.

On a aimé Renaud Capuçon, encore et toujours, comment peut-il en être autrement ?
Ce musicien génial est un véritable ovni musical, charismatique et profond, dont l’humilité le rend plus proche encore de nous. Sa technique sans faille laisse libre cours à sa sensibilité et il l’a prouvé avec le Concerto pour violon n°2 en mi mineur, op. 64 de Felix Mendelssohn. Cette œuvre que l’on reconnait dès les premières mesures par la grande qualité des mélodies qui circulent au sein de chaque mouvement, lui va si bien. On frémit à l’écoute du deuxième mouvement que le violoniste a su rendre si nostalgique. Un moment à pleurer !

[**Charles Dutoit magique*]

Peu de carrières musicales ont embrassé autant de répertoires, de cultures, de partenaires prestigieux que celles du chef d’orchestre, Charles Dutoit, globe-trotter lui aussi tout comme Renaud Capuçon. La symphonie du nouveau monde fut un cadeau étincelant, et l’orchestre a su en exprimer le caractère puissant et expressif et se jouer des complexités de l’œuvre. Comme tout paraissait facile ! Les superpositions, les transformations et les rappels des différents thèmes s’enchainaient comme par magie dans le deuxième mouvement. Appréciés aussi le troisième avec ses danses populaires et le quatrième avec ses belles accélérations qui apportent un dynamisme là encore d’une belle fluidité. On garde en mémoire les accords à la fois très doux et solennels joués par les instruments à vents de l’orchestre. Du grand art. Pas de bis offert, mais que dire de plus ? Que proposer après ce chef-d’œuvre ?

[**22.000 spectateurs*] du 10 au 23 avril, encore un record pour cette 5ème édition. (+ 2,7 % par rapport à l’année dernière). Un festival toujours aussi riche, (5 lieux pour 23 concerts) éclectique, qui a offert de formidables découvertes, (831 artistes programmés) et dont la qualité fut une fois de plus irréprochable. « On vient de terminer un quinquennat ! dira [**Nicolas Théry*], Président du CIC à l’issue de la soirée, et nous serons toujours là pour soutenir le suivant ». Cela nous rappelle que nous avons mis une distance entre les élections et nous, le temps de ce concert d’exception. Notre violoniste, directeur artistique, [**Dominique Bluzet*], directeur exécutif et toute l’équipe, nous donnent rendez vous : Le Festival de Pâques 2018 est programmé du 26 mars au 8 avril 2018, et on prend note !

[**Pétra Wauters*]


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 25/04/2017

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