A great novel with the company of Albert Einstein

Le nouveau roman de [**Didier van Cauwelaert*] est paru, et c ‘est un bon roman. L’auteur, toujours autour de ses interrogations autour des esprits, de la communication avec l’au-delà, avec les esprits et à sa quête d’explications des phénomènes « para-normaux », renoue avec ce qui fit son sucés : une écriture limpide, claire, avec, parsemés ici et là, des informations sur les résultats des dernières recherches dans les domaines d’appétence de l’auteur. Et, ce qui ne gâche rien, des éléments sur la vie [**d’Albert Einstein*], sur l’œuvre, les recherches, du prix Nobel de physique. Et en plus c’est accessible, compréhensible pour le commun des mortels. Soit, il n’y a que les spécialistes qui se posent des questions sur les rapports entre les travaux d’Einstein avec la physique quantique et la théorie des cordes, ce qui n’est pas sans effet sur la définition du Temps et de la Vérité. Certains pensent qu’elles sont inconciliables, enfin, si on refuse de surmonter ce que l’on croit insurmontable, si on ne fait pas démarche d’ouverture d’esprit, si on se comporte en inquisiteur de sa théorie érigée en dogme quasi-religieux. Didier van Cauwelaert, avec simplicité, essaie de démontrer que ces deux théories sont plus que proches, elles sont les mêmes, mais vues sous des angles différents ce qui peut entraîner des erreurs d’ interprétation, mais que des erreurs d’interprétation.

Chloé est La voyante actuelle, jamais ses prévisions n’ont été démenties, le monde entier vient la consulter. Elle est riche mais bien des émoluments vont vers des associations caritatives comme l’avance sur droits de son premier livre. Chloé est une jeune femme, ayant peur de la solitude depuis son enfance. Mais Chloé n’est pas seule, Chloé n’est pas voyante, Chloé est une médium, toutes ses prévisions ne sont ce qu’Albert Einstein lui dit de dire. Ce dernier a toujours voulu la paix et la fin de la guerre et a trouvé comme moyen de continuer son combat de parler à travers cette jeune fille. Au début il lui a dicté la continuation de ses derniers travaux (de son vivant), mais elle se heurte à la suffisance des universitaires qui ne savent sortir de leur savoir pour progresser. Alors, il se sert de Chloé comme voyante qui finit par conseiller les « puissants » du monde pour faire progresser la paix. Mais Chloé, quelque peu « grisée » de ce don et sa réputation finit par s’en servir à son profit et non à celui de l’humanité. Alors qu’elle « n’entend rien », elle conseille à un chef d’entreprise embaucher son amant (qui s’avère être qu’un manipulateur, légèrement addict sexuel). Par mesure de rétorsion, Albert cherche un nouveau vecteur et son choix se porte sur Zac, un jeune homme, apiculteur à Bruxelles qui n’arrive pas à vendre sa production car il ne rajoute pas de sucre à son miel et travaille comme serveur pour essayer de survivre sans se faire d’illusions sur son avenir : les huissiers le poursuivent et bientôt il sera expulsé de la maison qu’il a reçue en héritage de son père. Zac vit cette intrusion comme une vraie agression, une malédiction dont il veut se débarrasser. Il a du mal souvent à comprendre le français avec l’accent yiddish, à supporter les colères d’Albert et le laisse prendre le pas sur sa personnalité. Il veut que Chloé le récupère, mais en vain. Elle finit par accepter qu’il faut qu’elle vive sa vie avec ses incertitudes et la peur de l’avenir ; lui finit par faire sortir Albert. Après bien des rebondissements, l’amour finit par triompher.

Pour ne rien gâcher, la cerise sur le gâteau en quelque sorte, ce livre est plein d’humour, il suffit de voir chez qui Albert va trouver refuge.

Que ça fait du bien quand [**Didier van Cauwelaert*] écrit de cette façon !

[** Émile Cougut*]


[**J’ai perdu Albert
Didier van Cauwelaert*]
éditions Albin-Michel. 19€

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