La peinture de Balthus a réhabilité l’art du portrait au XXème siècle.  » Quoi de plus émouvant que la représentation de la figure humaine écrivait -il en 1935, je réhabilite le portrait , je le lave de la boue dans laquelle pendant si longtemps l’ont traîné les affreux, les ignobles, les ignorants grotesques et grossiers personnages représentant la peinture, cette chose dégoutante, et je le remets à l’honneur »

S’il croise le surréalisme notamment dans sa quête de l’inconscient , il s’en dégage rapidement et approfondit sa recherche dans cette mémoire du fond des âges et du mystère qui apparente son oeuvre au plus lointain à celles de Piero de la Francesca , Füssli ou celles contemporaines de Dali ou de Max Ernst.Il s’en dégage ce pouvoir mystérieux qui émane de “l’emphase de la pose” trouble et mystérieuse de ces filles impubères et ancre son expression dans une tradition représentée par les plus grands maîtres avec une faveur spéciale pour Courbet, Delacroix ou Daumier, et ceux qui eurent en sa jeunesse une influence immédiate sur lui tels Bonnard ou plus encore Derain

La très intéressante monographie rédigée par Camille Vieville et préfacée par Jean Clair présente une iconographie fouillée et très documentée, (de nombreuses peintures sont rendues publiques pour la première fois) elle est accompagnée d’une bibliographie

Pierre-Alain Lévy


Balthus et le portrait

Camille Vieville

Préface de Jean Clair

Flammarion. 60€


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