Zao Wou Ki vient de mourir en Suisse à l’âge de 93 ans.

Zao Wou Ki est né à Pékin en 1920. Il quitta la Chine avant l’arrivée des communistes et s’installe à Paris en 1948. Il fréquente l’ Atelier d’Othon Friesz à l’académie de la Grande-Chaumière, ainsi que l’Ecole des Beaux-Arts. Il rencontre Sam Francis, Riopelle, Soulages, Hartung, Giacometti, Vieira da Silva.

A partir de 1951 et sous l’influence de Paul Klee, il se tourne vers l’abstraction lyrique et dès lors peint des tableaux souvent de très grandes dimensions où éclatent son sens de démiurge de la couleur. Il crée aussi de nombreuses estampes. Il obtient en 1964 la nationalité française.

Très rapidement il connait le succès, et expose dans le monde entier. Une de ses toiles « Hommage à Tou-Fou » (1956) a été vendue 5,8 millions $ lors d’une vente aux enchères réalisée par Christie’s à Hong Kong en 2008.

La fin de sa vie a été marquée par de graves problèmes de santé, il souffrait de la maladie d’Alzheimer. Ses dernières années ont été entachées par une assez glauque bataille juridique opposant son fils Jia-Ling Zhao à sa troisième femme, Françoise Marquet, ancienne conservatrice du Musée d’art moderne de Paris qui l’avait fait s’installer en Suisse invoquant un meilleur environnement pour sa santé. Zhao quant à lui estimait qu’il s’agissait d’ une manipulation de sa belle-mère sur son père, personne en état de faiblesse, afin de s’assurer de l’héritage et des tableaux du peintre estimés à plusieurs millions d’euros. Les tribunaux ont eu à se prononcer sur la situation et ont donné partiellement raison au fils.

Pierre-Alain Lévy


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