Pas moins de 10 tableaux viennent d’être dérobés le 16 juillet dans un musée bruxellois, le musée Van Buuren installé dans une élégante villa cossue de style Art Déco en périphérie de la capitale. Les malfrats ont notamment volé une oeuvre de Kees van Dongen , «La penseuse» peinte entre 1906 et 1907 et estimée à plus d’un million €

Manifestement, les voleurs se sont introduits par la porte arrière de la villa le 16 juillet aux alentours de 4h du matin. dans le salon noir, ils dérobèrent le tableau de van Dongen joyau de la collection ainsi qu’un tableau de James Ensor « ‘Crevettes et coquillages » puis près des escaliers ils s’emparèrent d’un dessin indiqué comme étant de Van Gogh  » Femme épluchant des pommes de terre » mais dont l’attribution reste cependant loin d’être certaine. Après avoir monté les escaliers ils pénétrèrent dans le bureau de la famille Van Burren où ils brisèrent une vitrine où étaient rangés des oeuvres de plus petites tailles dont un Pieter Brueghel le jeune (1564-1636) et un Joachim Patinir (1485-1524).

Pour la Conservatrice du musée, Isabelle Anspach le vol s’est déroulé en fort peu de temps estimé à deux minutes: «Il est évident que les voleurs connaissaient les lieux et avaient fait des repérages auparavant et ils savaient ce qu’ils voulaient voler. Ce que l’on ne comprend pas très bien, c’est que c’est un vol tout à fait déséquilibré car ce qu’ils ont pris en bas vaut à peu près pour 80% de la somme. Et ils sont montés en haut, ils ont pris un risque de monter, de se retrouver dans le bureau de David Van Buuren, qui est un vrai cul-de-sac, pour voler des tableaux de vraiment moindre importance. C’est très étrange, il y a des choses que les enquêteurs ne comprennent pas».

Pour Lucas Verhaegende la police judiciaire, inspecteur à la cellule Art et Antiquités: «Les voleurs volent des pièces non vendables. En général, ils les laissent reposer: ça peut durer deux, cinq ou 10 ans. Puis ils vont prendre contact soit avec la victime, soit avec l’assureur pour demander une rançon. Ça dépend de la valeur des œuvres d’art mais des rançons de cent mille, cinq cents mille, un million voire un million et demi d’euros, ce ne sont pas des exceptions.». Au vu des enquêtes effectués ces dernières années dans le vol des objets d’art, il apparait que des oeuvres de très haut prix sont souvent prises pour cibles,« de telles pièces sont souvent considérées comme un investissement et, dans ce secteur, le marché ne connaît pas la crise».

Dès l’intrusion des malfrats dans le musée les alarmes se sont mises immédiatement à sonner mais les voleurs se sont enfuis avant l’arrivée de la police. Des voisins ont aperçu quatre hommes montant à l’intérieur d’une BMW, et selon un autre témoin ils parlaient français. Bref un grand classique, il va falloir maintenant que la police scientifique travaille et surtout remonter touts sortes de filières et surtout surtout, savoir être patient …!

Hannah Rosenberg.

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