Caution Punk art is getting academic !


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Tout commence au milieu des 70’s en Grande Bretagne avec la dégradation du climat social qui voit successivement Margaret Thatcher promue à la tête du parti conservateur britannique, la démission d’Harold Wilson alors premier ministre travailliste suite à ses confrontations avec les syndicats, aboutissant au final à la mise sous tutelle du FMI en échange d’une politique stricte d’austérité.

En réaction à cet ordre établi émerge le mouvement punk.
L’idéologie punk est basée sur des concepts existentialistes, anarchistes, individualistes, égalitaires, voir nihilistes, ses caractères principaux restant la subversion et l’anti-captitalisme.
Guidé par le leitmotiv « Do it Yourself ».

[L’exposition « EUROPUNK » ->http://www.citedelamusique.fr/minisites/1310_europunk/index.asp

]présente jusqu’au 19 janvier 2014 à la cité de la musique de La Villette à Paris, les débuts du mouvement de 1976 et 1980.

Dès l’entrée, nous y sommes accueilli par le fameux « Anarchy in the UK » des Sex Pistols et son fameux « I am an antichrist, I am an anarchist » éructé par Johnny Rotten l’emblématique chanteur du groupe.

On y découvre toute la créativité et l’originalité des œuvres graphiques (collages) de Jamie Reid précurseur d’un style inspiré par le Dadaïsme et depuis longtemps récupéré par les publicitaires.

Divers objets allant des vêtements pour certain signés Vivienne Westwood, aux fanzines du collectif Bazooka et bien sur la musique sans qui toute cette iconographie n’aurait sans doute pas été mise en lumière avec des pochettes de 45 tours, des vidéos de concert, des interviews de rescapés de l’époque, et un juke box rassemblant entre autres les noms qui ont fait le punk en Europe dont en voici quelques exemples entre autres : The Clash, X Ray Spex, The Stranglers, The Adverts, Crass Les irlandais de Stiff Little Fingers, les suisses de Kleenex

Les français n’étant pas en reste avec Métal Urbain, Marie et les garçons, les Olivenstein ou encore les Stinky toys de Jacno et Elli Medeiros.

La visite se termine au sous sol avec la possibilité de se confectionner un badge à l’effigie de la pochette du single des Sex Pistols « God Save The Queen » hymne qui déferla et ébranla Mère Albion le jour du Jubilée des 25 ans de règne de la Reine Elisabeth en 1977 par exemple

Une exposition qui rétablit dans sa légitimité ce mouvement artistique qui a inspiré, continue d’inspirer et inspirera encore les générations à venir alors « No Future ? »

André NITSCHKE


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